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Espace Social et Psychologique d'Aide aux personnes touchées par le virus du Sida (ESPAS) |
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Article précédent : Association Didier Seux, Santé Mentale et Sida ESPAS (Espace Social et Psychologique d'Aide aux personnes touchées par le virus du Sida) est une Unité Intersectorielle de psychiatrie publique sur Paris, créée fin 92 à l'initiative du Centre hospitalier de Maison-Blanche, pour répondre à la demande croissante de soutien psychologique et psychiatrique des personnes séropositives, des proches et des personnes concernées par l'épidémie. Conçue dès l'origine pour potentialiser les ressources de la psychiatrie de secteur et aménager l'accueil des personnes atteintes, ESPAS regroupe aujourd'hui les centres hospitaliers de Maison-Blanche, Perray-Vaucluse, Esquirol et Eau-Vive qui y ont attribué des moyens et détaché du personnel. La question d'une intervention et d'un "savoir-faire" psychologiques se posent en effet à tout moment de la trajectoire des personnes concernées par le virus : entretiens au moment du dépistage, councelling sur les modes de prévention et les pratiques de réduction des risques, accompagnement à l'occasion d'un deuil ou d'une décompensation somatique, éclosion d'une symptomatologie neuro-psychiatrique nécessitant une évaluation diagnostique complexe, fin de vie, soutien des familles et des proches, demande plus clairement éprouvée d'une ré élaboration de sa propre histoire... Les bonnes réponses et les intervenants appropriés sont multiples; le médecin généraliste ou hospitalier, le volontaire d'une association, le partenaire d'un groupe d'auto support, l'assistant de service social, l'infirmier ou le kiné comme le psychiatre et le psychothérapeute spécialisé vont, avec les proches "naturels", fabriquer les maillons du soutien psychologique. Cette participation à une dynamique communautaire, ce travail en partenariat et en réseau est inscrit dans l'histoire de la Psychiatrie publique de secteur; on sait cependant à quel point les prises en charge se sont organisées autour de la psychose, clivant souvent l'institution psychiatrique de l'hôpital général, du secteur social et associatif, du dispositif spécialisé en toxicomanie. Plus qu'une logique de secteur, la dimension psychologique de l'épidémie à VIH nécessite une logique de proximité et réclame un engagement des soignants :
La démarche d'ESPAS s'inscrit dans cette dynamique de coordination, de formation, d'accueil et de prévention; l'équipe est composée de deux psychiatres attachés (un plein temps), deux psychologues (un plein temps et demi), six infirmiers psychiatriques (quatre plein temps et demi) et une secrétaire. Nous disposons d'un local d'accueil et de réunion dans le 3e arrondissement à Paris, local que nous partageons avec deux autres réseaux de nature associative poursuivant des objectifs complémentaires : le réseau VIH/Paris Nord (réseau ville-hôpital organisant la prise en charge somatique des malades du sida) et la COPAST (réseau ville-hôpital toxicomanie). Les objectifs d'ESPAS sont multiples :
Au terme de trois années de fonctionnement, le partenariat tant avec le dispositif associatif (Sida Info Service, AIDES, VLS...) que professionnel (Hospitalisation A Domicile, médecins généralistes, AP/HP) s'est considérablement accru; de nombreux secteurs psychiatriques ont participé à la prise en charge des personnes atteintes et se sont ouverts à une dynamique de réseau; les implications sont cependant très hétérogènes et la liaison avec certains secteurs de santé mentale demande encore à être améliorée.
Article précédent : Association Didier Seux, Santé Mentale et Sida
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