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2. Sous quelles conditions la santé mentale peut-elle sorganiser
sous la forme dun réseau de soins? |
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Article suivant : 3. Les résultats de la réflexion : un RSM Sud 78 opérationnel et expérimental Article précédent : 1. Pourquoi un réseau en santé mentale ? Cest à cette question que les partenaires des Yvelines Sud se sont proposés de répondre dans leur première année de fonctionnement par une réflexion impliquant lensemble des partenaires concernés par la santé mentale dans cette zone géographique. 1. Les acteurs du projetCe projet concerne lensemble du secteur sanitaire n°9 (carte sanitaire Médecine Chirurgie Obstétrique), qui regroupe une population de plus de 600000 habitants. Ce choix repose sur la nécessité que la zone géographique concernée soit suffisante pour permettre une réelle complémentarité des moyens ; à ce titre, le secteur sanitaire (MCO) n°9 est particulièrement intéressant du fait de la diversité des structures de soins qui y sont implantées. Il a été demblée essentiel de souligner que le paysage de loffre de soins quoffrait cette zone géographique avait des particularités qui, dune part, légitimaient une réflexion locale (de terrain) dorganisation des soins, indépendamment des réflexions des instances de planification, et, dautre part, en tant quexpérience pilote ne pouvait en aucun cas, être exportée telle quelle dans dautres zones dont le paysage de loffre de soins nétait pas comparable. Ce projet rassemble les quatre établissements hospitaliers du Sud des Yvelines qui ont une activité en psychiatrie :
ainsi que deux associations de médecins libéraux créées pour participer à ce projet :
Au total ce projet rassemble aujourdhui 198 médecins. Une convention constitutive a été signée entre ces partenaires en juin 1999. Elle a pour objet de mener la réflexion sur la configuration que pourrait avoir un réseau expérimental en santé mentale dans cette zone géographique spécifique. Les professionnels du champ sanitaire ont été les premiers à être sollicités pour initier cette expérience et ont été les seuls à avoir participé à cette réflexion initiale. Même si, demblée, lintroduction dautres partenaires de soins concernés par la santé mentale (professionnels du champ social, infirmières, psychologues, travailleurs sociaux..) et la participation des usagers dans cette réflexion ont été envisagées, il est apparu nécessaire de conduire cette expérience de manière progressive et dattendre davoir obtenu, entre les partenaires médicaux, un consensus suffisant sur le projet lui-même avant de louvrir aux autres partenaires concernés par la santé mentale. Cest très récemment que le premier groupe de travail consacré aux rapports entre champ sanitaire et champ social sest réuni. La discussion sur les nouveaux acteurs de santé, notamment les psychologues, na pas encore fait lobjet de concertations avec ces professionnels, même si une évaluation par interview de leur activité et de leurs attentes par rapport au réseau est actuellement en cours de réalisation auprès des 88 psychologues de la région Sud Yvelines. Enfin, même si des associations dusagers ont été contactées, aucune na encore participé à des réunions du réseau. Lensemble des adhérents saccorde sur limportance de la participation des usagers à ce projet mais souligne la nécessité de réfléchir aux modalités de cette participation. Une évaluation de la satisfaction des usagers dans le Sud Yvelines est actuellement en cours de préparation. 2. La méthodologie de lexpérience. PrincipesLa réflexion a été conduite dans le respect de certains principes méthodologiques :
Réalisation pratique et logistique. Lorganisation du réseau repose sur trois types dinstances :
La réflexion a été menée à lintérieur de groupes de travail thématiques auxquels participaient des représentants de chacun des partenaires. En outre, les groupes de travail ont offert les éléments permettant, à terme, de pouvoir définir les missions que pourrait se fixer un réseau de soins opérationnel. 3. Le volet évaluation de cette réflexion a été lun des objectifs prioritaireIl est remarquable de constater que lensemble des professionnels du champ sanitaire comme du champ social ont demblée placé cette évaluation comme un préalable nécessaire à lexpérience et, a fortiori, à toute proposition dactions ultérieures et cela pour plusieurs raisons. La première est le souhait des partenaires de faire la preuve de leur activité en lobjectivant. Ainsi, lactivité de la médecine libérale est peu connue des pouvoirs publics alors quelle représente un champ important de la prise en charge en santé mentale. Il est indispensable de lintégrer à sa juste place dans un réseau de soins. Concernant le champ social, lampleur des demandes justifie une mesure plus objective de lexistant et un essai de typologie de ces demandes afin de pouvoir proposer des réponses raisonnables en terme de possibilités de mise en uvre sans rajouter simplement une structure supplémentaire là où des préalables en terme de connaissance mutuelle, de formation et de coordination dans les prises en charge doivent être posés. Une évaluation, dans le cadre du réseau, a été lancée, avec pour objectif de faire un point, à un temps donné, de lactivité des médecins concernés et dans toutes ses composantes (médecine générale, psychiatres institutionnels et libéraux, prise en charge hospitalière) et de la satisfaction de ces partenaires. Une évaluation de la demande et de loffre du champ social, de la satisfaction des usagers dans les Yvelines Sud, et du coût médico-économique de la santé mentale sur cette zone géographique est en cours de préparation. 4. Le soutien institutionnel et les financementsDemblée, les partenaires du projet ont souhaité sadjoindre le soutien des administrations. En effet, une telle collaboration savérait nécessaire dans la conception même du projet comme dans ses possibilités de réalisation. Un coordonnateur administratif a suivi le déroulement de ce projet dès son origine, participant à sa conception initiale, et les directions des établissements concernés par lexpérience ont apporté leur appui et leurs compétences pour que ce projet puisse se réaliser. Le Ministère sollicité par lanimateur médical du projet, a accepté de le missionner, apportant ainsi une preuve de son intérêt et de la confiance quil accordait au corps médical pour mener une réflexion pouvant conduire à des propositions concrètes. LAgence Régionale dHospitalisation dIle de France et la DDASS des Yvelines ont largement contribué à ce projet, notamment en en finançant une partie du fonctionnement la première année, les établissements de soins signataires de la convention en finançant lautre moitié. Limportance des budgets nécessaires aux études dévaluation (évaluation de lactivité, des pratiques et de la satisfaction des professionnels, évaluation de la satisfaction des usagers, évaluation médico-économique ) a imposé la recherche dautres sources de financements. Les collectivités territoriales ont participé à cet effort financier, en particulier le Syndicat de lAgglomération Nouvelle de Saint-Quentin en Yvelines. Des financements privés ont été également été nécessaires, parmi lesquels la contribution de lindustrie pharmaceutique (Les laboratoires Lilly ont été les premiers à soutenir ce projet) qui témoigne dune collaboration possible dans des termes qui respectent lesprit dun projet de Santé Public. Ce sujet essentiel des financements, indispensables à la conception et à la mise en uvre dun réseau de soins secondaire, fera lobjet dune publication ultérieure. La Caisse Primaire dAssurance Maladie et lUnion Régionale des Caisses dAssurance Maladies, soutiennent également ce projet, dans le but de le porter auprès de la commission Soubie. Ces soutiens ont permis que ce projet sinscrive dans un cadre administratif lui donnant son poids institutionnel et quil reçoive les financements nécessaires à sa réalisation. Article suivant : 3. Les résultats de la réflexion : un RSM Sud 78 opérationnel et expérimental Article précédent : 1. Pourquoi un réseau en santé mentale ?
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