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3. Les résultats de lexpérience de réflexion : un RSM Sud 78 opérationnel et expérimental |
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Article suivant : 4. Quelques réflexions à propos de cette expérience Article précédent : 2. Sous quelles conditions la santé mentale peut-elle sorganiser sous la forme dun réseau de soins ? Lexpérience de réflexion initiée dans le Sud Yvelines. Après 7 mois de travail de réflexion, il est aujourdhui possible de proposer aux partenaires la configuration de ce que pourrait être le RSM Sud 78. Le RSM Sud 78 pourrait se définir comme une structure virtuelle dotée de moyens lui permettant de remplir des missions quaucun des partenaires pris isolément ne serait susceptible de remplir, et utile à chacun deux dans la pratique de son exercice. Il ne se substitue pas aux partenaires mais au contraire préserve leur spécificité, garantie fondamentale dun réel fonctionnement en réseau. Le réseau se définirait donc par ses missions : 1. Mission de concertation et de propositions, sorte dobservatoire des dysfonctionnements locaux.Les groupes de travail mis en place durant la première année de réflexion se sont donné cette mission pour objectif. Sans entrer dans le détail des propositions qui feront lobjet des rapports qui seront produits par chaque groupe de travail, il faut noter que les propositions peuvent concerner aussi bien les échanges entre les partenaires (sous la forme de protocoles daccord) que lorganisation de services nouveaux (centres de consultations semi-urgentes) voire louverture à de nouvelles collaborations avec certains acteurs de santé (infirmières libérales, psychologues). Il est important de souligner que les protocoles daccord ne concernent pas les modalités de prise en charge des patients dans la relation singulière avec leur médecin, mais des modalités de collaboration et de concertation entre les partenaires. A titre dexemple, parmi les propositions damélioration des modalités de fonctionnement entre partenaires, linsuffisance des échanges à propos des patients entre les médecins généralistes et les spécialistes mais également entre les spécialistes eux mêmes a fait lobjet de nombreuses discussions et de quelques propositions daccord. Parmi les propositions damélioration de la qualité des soins, la nécessité dune mobilisation soutenue des partenaires autour de la prise en charge dun premier épisode dépressif a été admise de manière consensuelle, compte tenu de linfluence de cette prise en charge sur le pronostic et la fréquence des formes chroniques de dépression (20% selon les données de la littérature). Afin dévaluer, à la sortie de lépisode, fréquemment traité, à ce moment de lévolution, par le seul médecin généraliste, la présence déventuels facteurs de rechute susceptibles de faire lobjet dun suivi spécifique, une collaboration sous la forme dune consultation spécialisée dévaluation de ces facteurs de risque a été suggérée. 2. Mission dinformation, sorte dobservatoire des connaissances utiles aux partenaires de soins sous la forme dun centre de documentations ou de loutil informatique qui trouve ici toute sa pertinence. En effet, les partenaires nont souvent pas les moyens de sélectionner les informations utiles pour leur pratique quotidienne.Le réseau serait utile pour mettre à la disposition de ses partenaires de telles informations, qui peuvent être techniques (données bibliographiques relevées en groupes de travail comme particulièrement intéressantes, concernant aussi bien lévaluation des pratiques de soins, des questions de santé publique ..) ou concerner le réseau lui-même (description des différents services recensés dans la zone géographique concernée par le réseau, annuaire interne au réseau ). Enfin, loutil internet peut permettre douvrir une discussion en temps réel entre partenaires, véritable tribune ouverte à tous les adhérents, lieu déchanges et de contradictions susceptibles de favoriser le dynamisme et le développement du réseau. 3. Mission de formation. Les groupes de travail ont mis en évidence une demande importante de formation et proposé des thèmes et des modalités de formation médicale continue qui seraient adaptés à la spécificité dexercice des différents partenaires.À titre dexemples, deux types de formation ont été proposés :
4. Mission dévaluationCette mission est essentielle dans le cadre expérimental dans lequel se situe le RSM Sud 78. Elle est actuellement en cours, selon les modalités rappelées ci-dessus. Lobjectif, pour le suivi du réseau, est de définir les indicateurs généraux et spécifiques damélioration de la qualité des soins dans un fonctionnement en réseau et les méthodologies pratiques de recueil dinformations permettant de construire ces indicateurs. A côté de ces indicateurs de qualité, une évaluation médico-économique de lexpérimentation devra être réalisée. Il sagit de déterminer les coûts des prises en charge en santé mentale dans la zone géographique concernée et de suivre leur évolution au fur et à mesure du développement du réseau. Une commission de suivi économique, regroupant des économistes de la santé et des médecins en Santé publique ayant travaillé dans le champ de la santé mentale est en cours de constitution. 5. Mission dinterface avec les tutellesLe souhait exprimé par les partenaires nest pas que le réseau se substitue aux discussions que chacun peut et doit avoir avec ses tutelles, mais résulte du constat que le projet de soins qui sous tend la mise en uvre du réseau doit être approuvé par les tutelles et intégré par elles dans leurs relations avec les différents partenaires. Le projet de soins défini au sein du réseau donne en effet une cohérence et une légitimité aux différentes pratiques de soins, il argumente des besoins et des types de réponse aux demandes, il donne une lisibilité à loffre de soins ainsi que des éléments dévaluation de lactivité qui doivent servir darguments reconnus par tous. Dans un registre proche, la démarche proposée par le réseau soulève la question de la planification ascendante. Ce projet de réseau sinscrit dans cette logique, et propose ainsi une alternative à la démarche de planification descendante dominante, rendue possible par une position frileuse du corps médical à légard des questions de Santé publique. 6. Mission dinterface avec le champ socialCompte tenu de limportance et de la diversité des collaborations souhaitées, les relations entre le champ sanitaire et le champ social pourraient faire lobjet, non seulement dun groupe de travail, mais dune des missions importantes du réseau. La réflexion du groupe de travail santé mentale et champ social a permis de souligner la nécessité de distinguer clairement deux types de problématiques :
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