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Au sommaire du n°120 (octobre 2007)

 

   

 

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L’Internet et l’émergence des nouvelles formes de subjectivité

Rien ne sert d’invoquer Ésope pour décrirel’Internet comme la pire et la meilleure des choses.Ce tissu magique et concret, avec ses fils et sesnoeuds, nous enveloppe tant que nous en ignoronsles limites et les trous. Mieux vaut donc essayer decomprendre comment cet objet hypercomplexe esten train de générer de nouvelles formes de subjec-tivité et de nouveaux régimes de sociabilité.

Penser la réalité psychique que sollicite ou qu’im-pose l’usage d’Internet me confronte à une sériede paradoxes. La présence absence de l’autre,l’intimité publique des blogs, la rencontre décon-nexion unilatérale, l’aléatoire structuré par leréseau des interactions, la trace immatérielle del’information, l’être ensemble séparé, tous cesoxymores sont une des formes mentales et affec-tives de la toile. Quels fantasmes les soutiennent ?Avec le Net, je fais l’expérience d’une autreconsistance des liens avec les autres. Je pense iciau fameux ouvrage de D. Riesman, La Foule soli-t a i re(1950), et à celui, plus récent, de Z.Bauman, L’Amour liquide(2000). Ces liensfluides, multiples, éphémères, imprévisibles,délocalisés, à temporalité réduite, sont aussi desliens décorporéisés. Les mouvements pulsionnelset les affects qu’ils déclenchent sont des événe-ments que l’écriture seule ne peut signifier, mêmesi des équivalents iconiques (les “émoticons”)sont disponibles. Un lien se qualifie aussi par lasensorialité : voix, regard, toucher, odeur, saveur.Quelles formes de subjectivité se dessinent dansces nouvelles figures de la rencontre dans les-quelles l’imaginaire est constamment sollicité ?

Avec la Toile, je pense et je connais différemment.Au couper-coller et à ses effets “pseudo”, j’opposela liberté de faire connaissance, de questionnersans restriction, de chercher mon chemin.Toutefois, la pensée exige une latence, un différéet une certaine constance, au contraire de l’inces-sante excitation du réseau. Une question pourraitêtre, comme dans les groupes : qui pense dansl’Internet et quels contenus de pensée y sont pensés ?

René Kaës
Psychanalyste
Professeur honoraire de psychologie
Université Lumière-Lyon II

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La figurabilité psychique de César et Sàra Botella
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Ado à fleur de peau de Xavier Pommereau
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L’empreinte familiale de Jeanne Defontaine
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Des souris, des écrans et des hommes. 1ère partie

POUR UNE PSYCHOPATHOLOGIE PSYCHANALYTIQUE DU VIRTUEL QUOTIDIEN par Sylvain Missonnier et Christian Robineau

POURQUOI TANT D’ÉCRANS ? LA FASCINATION DU VIRTUEL
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L’ENFANT AVEC LES IMAGES
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COMMENT LA PSYCHANALYSE VINT À L’ INTERNET
par Yann Leroux

QUE FAIT L’INTERNET AUX PSYCHANALYSTES ?
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E - B AY,UNE RELATION VIRTUELLE
par Serge Tisseron

SIMPLE GOURMANDISE OU DÉPENDANCE À INTERNET ?
par Jean-Yves Hayez

UNE RELATION D’OBJET VIRTUELLE ?
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