Page d'accueilCarnet Psy ?Nombreux ouvrages à découvrirLa mémoire de Carnet PsyLes deniers numéros de Carnet/PSYForums et ChatsUn livre, un auteurToutes les manifestations sur la Santé mentaleLa galerie de Carnet PsyDécouvrez de nouveaux sites sur la santé mentaleLe choix de Carnet PsyAbonnement, publicité, offres spéciales,...
AideÉcrivez-nous !Moteur de recherche et plan du site

Au sommaire du n°92 (juillet 2004)

 

   

 

Le graticiel Acrobat Reader® vous permet de visualiser et d'imprimer des fichiers Adobe PDF.

La parole des enfants

Outreau risque de nuire sérieusement à la cause des enfants victimes, surtout de milieux défavorisés. A-t-on sacralisé leur parole? Je crois plutôt que le système psycho-socio-judiciaire concerné les a traités avec beaucoup d’irrespect et d’incompétence. En leur nom, il faut donc réaffirmer avec vigueur que, dès l’âge d’école primaire, l’enfant qui, en dehors de toute pression, prend la responsabilité grave de mettre en cause un puissant -parfois un parent- par la révélation d’un abus, a beaucoup de chances de dire vrai pour l’essentiel. Mensonges, fabulations ou erreurs de bonne foi restent rares et sont alors surtout le fait de tous petits ou d’enfants sous pression (jusqu’à la pression involontaire des pairs dans les accusations collectives) : d’où l’intérêt d’une analyse soigneuse et détaillée du contexte et de leur discours…. car même alors, l’abus reste possible…

Quelque inacceptable que soit l’emprisonnement d’adultes suspects sur des bases non fondées - sinon parfois par la seule volonté de puissance de l’institution judiciaire - il ne faut pas oublier que l’inverse se produit bien plus souvent : des enfants vraiment victimes ne sont pas pris au sérieux, les investigations s’enlisent et débouchent sur des non-lieux basés sur une appréciation beaucoup trop frileuse de la présomption d’innocence. En 2004, la société des adultes s’est ressaisie et a appris à beaucoup moins se laisser déstabiliser qu’il y a 10 ans par les enfants, même crédibles, et par leurs défenseurs.

Le dispositif de prise en charge de ces enfants doit donc demeurer généreux, coordonné et compétent. Qualités qui seraient mieux atteintes si tous, et notamment les experts, se référaient, non à leurs connaissances et expériences générales, mais à des grilles d’analyse du contexte et du discours de l’enfant qui font un large consensus international, comme la SVA québécoise (statement validation analysis). En outre, qu’ils continuent à exprimer clairement et courageusement leur intime conviction sur la crédibilité des dires de l’enfant, qui inclut régulièrement la désignation d’un agresseur précis, sans pour autant se transformer en enquêteurs.

Pr Jean-Yves Hayez
Professeur de pédopsychiatrie à l’Université catholique de Louvain
A publié La sexualité des enfants (Éd.O. Jacob)

Agenda
Parutions du mois
Survol

Éditorial

Spécial formations

Bloc-notes

Notes de lectures

L’imprévu en séance de Jacques André
par Françoise Coblence

La lettre et la mort. Entretiens avec André Green
par Jacques Angelergues

Le développement sensori-moteur de l’enfant de André Bullinger
par Pierre Delion

La folie adolescente de Didier Lauru
par Nicole Vacher-Neill

Symptôme et conversion de Gérard Bonnet
par Philippe Lacroix

Institution et changement de Jean-Claude Rouchy et Monique Soula-Desroche
par Jean-Pierre Pinel

Un désir dans la peau de Gérard Le Gouès
par Danielle Torchin

Les visiteurs du soi de Jean Cottraux
par Dana Castro

Colloques

Les métamorphoses familiales, Paris, 14-16 mai 2004
par Elisabeth Darchis

Les durs enseignments d’Outreau
par le Pr Jean-Yves Hayez et le Pr Alain Lazartigues

Site Web

 

 

 

 

© Carnet Psy. Tous droits réservés.