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SUBJECTIVATION
Un nouveau point de vue en psychanalyse ?

   

Argument

Le projet de ce colloque est de mettre au travail la question d’un nouveau point de vue en psychanalyse, s’articulant à partir de trois mouvements.

Le concept de subjectivation s’est d’abord imposé en creux, lorsque des psychanalystes ont tenté de rendre compte de formes de souffrance singulières, étroitement liées à la construction d’un espace psychique différencié. Ainsi la capacité à se reconnaître comme auteur, s’avère être le produit aléatoire et inconstant d’un long parcours engagé dès le début de la vie. Ses vicissitudes ou ses empêchements sont indissociables des effets de rencontre avec un environnement éprouvé comme défaillant ou traumatique. La notion de subjectivation pourrait donc ouvrir une autre approche de la clinique actuelle, en un vaste spectre s’étendant des névroses aux psychoses en passant par les diverses atteintes du corps.

À partir de là, le travail psychanalytique pourrait être conçu comme une méthode de découverte et de création de sens susceptible de laisser émerger le “Je” dans l’entre-deux du transfert. Sa spécificité tient à l’appropriation subjective d’éléments inconscients mis en jeu entre l’analysant et l’analyste, dans la confrontation au refoulement mais aussi à ce qui, hors symbolisation, pèse comme douleur d’exister.

Ce point de vue peut-il enrichir nos conceptions des logiques de l’inconscient ? Comment alors l’articuler avec les topiques freudiennes ou le “self ” de Winnicott ? La complexité du processus de subjectivation apparaît dans la pluralité de ses composantes, des contraintes pulsionnelles aux nécessités de l’altérité.

La diversité des tables rondes proposées témoigne de l’étendue du champ ouvert par cette notion. Ne constituerait-elle pas, de surcroît, une référence commune face à des courants théoriques et à des pratiques de plus en plus disparates ?

 

 

 

 

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