La Revue

Des souris, des écrans et des hommes (1). Que fait l'internet aux psychanalystes ?
Agrandir le texte Réduire le texte Carnet/Psy N°120 - Page 30-34 Auteur(s) : Lise Demailly
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La communication via le réseau Internet a modifié de façon forte les fonctionnements de très nombreux métiers (Convert, Demailly, 2007 ; Demailly, à paraître). L'Internet n'est pas, à proprement parler, un espace "virtuel", malgré cette qualification habituelle. Il fait bien partie de la réalité sociale, au sens où y circulent réellement des marchandises, des services, des savoirs, des informations, des documents administratifs, des signatures. Il existe réellement dans l'espace et le temps de nombreuses personnes. Il s'y crée des liens qui peuvent ou non donner lieu à des interactions de face-à-face et qui, de toute façon, même en restant médiatisés, n'en sont pas moins des liens sociaux réels, puisqu'ils sont à la source de communautés, de collectifs de travail, etc. Les caractéristiques techniques qui font qu'Internet exerce une influence importante sur les groupes professionnels et leurs pratiques peuvent se résumer en trois points : - l'Internet est l'invention sur grande échelle d'un type d'interaction sociale hors de la co-présence corporelle ; - c'est un énorme réservoir de données et de savoir accessibles en peu de temps et sur des profondeurs temporelles d'archivage qui paraissent, à partir de maintenant, indéfinies ; - la connexion est de plus en plus large, même si certains publics restent extérieurs au réseau, et une grande partie du réseau est en accès libre et public. Du fait de cette généralisation, il y a une baisse des droits d'accès à des univers sociaux fermés auparavant protégés par les profits de distinction, par les mécanismes sociaux assurant une asymétrie d'information, par les barrières de statut (exemple : professionnels/usagers, seniors/juniors-apprentis, experts/amateurs), par les contrôles de "qualité" à l'entrée des champs sociaux ou professionnels. La baisse des droits d'entrée déstabilise les hiérarchies et les fermetures : c'est un facteur de porosité des univers sociaux. Les conséquences pratiques de ces propriétés sur les groupes professionnels participant au travail de la relation peuvent être condensées en trois termes : - des formes spécifiques de débat public ; - des formes spécifiques de circulation des savoirs ; - la naissance d'un marché réseauté, d'une vente par correspondance mondiale aux mailles extrêmement fines. Je ne m'intéresserai ici qu'aux psychanalystes. I. Les interactions médiatisées Le Net contribue à développer de la communication intra-professionnelle, par la densification des échanges professionnels qu'il facilite via les mails, listes de discussion et forums, par les possibilités complémentaires et nouvelles de formation continue qu'il offre. Les psychanalystes débattent sur les mailings lists et les forums de leur pratiques, de leur statut, des politiques qui les concernent. Il s'agit d'un groupe des plus présents sur le Web. On peut distinguer sur les mailings lists et les forums distingués quatre formes d'interaction : 1. Le maintien et/ou la célébration du lien social entre membres du forum, même si c'est de façon critique, comme dans le message ci-dessous emprunté à une mailing list : "Un des grands problèmes dans les relations avec les autres (parce que ça biaise tout) ce sont les intérêts personnels, ce forum n'échappe pas aux pratiques que cela engendre, d'où les flatteries qui s'adressent sans cesse à qui fait des bouquins, qui fait des conférences, qui remercie l'autre de sa présence : très chair, et très très cher, et qui pèse dans la balance de ces intérêts c'est celui ou celle qui relève de la renommée. et Jean passe, et Jean rie, et Jean pleure, et Jean merde !" Ou cette réassurance sur la tolérance du groupe : "Mais non, X, bien sûr que vous n'êtes pas plus malade qu'un autre, vous avez vos propres questionnements et centres d'intérêt que vous nous faites partager, ce que tout le monde accepte ici." 2. Les espaces de travail intellectuel. Sur la mailing list les-cinq-psychanalyses par exemple, s'est déroulé un travail collectif de lecture, pas à pas d'abord, du cas Dora de Freud, pendant un an ; actuellement, le même travail se poursuit sur l'Homme aux rats. 3. Les débats citoyens autour des problèmes de politique publique ou d'éthique professionnelle. 4. Les simples confrontations d'opinions arrêtées, dans lesquelles les adversaires se contentent de répéter leur point de vue et en viennent parfois à la moquerie ou aux insultes. L'Internet modifie la relation entre les professionnels eux-mêmes, leur façon de parler de leurs pratiques, de leurs savoirs, de leurs problèmes, à visage découvert ou parfois sous couvert de l'anonymat. Il est un instrument de formation continue classique mais il permet aussi des échanges de savoirs et d'expérience. Il habitue à une publicisation du discours sur les pratiques. II. Le Net comme espace de mobilisation collective L'histoire récente de l'amendement législatif Accoyer (puis Dubernard-Giraud-Mattéi.) montre un double mouvement de mobilisation des psychanalystes d'une part, des psychothérapeutes d'autre part, à propos d'un projet législatif de réglementation des psychothérapies, passé quasiment sans discussion à l'Assemblée Nationale en première lecture, après avoir été suscité par une partie des milieux psychiatriques. Le vote final (création d'une profession proche et concurrente, les psychothérapeutes), s'est fait sur un texte très transformé par rapport à sa première version après une histoire à rebondissements. Sans doute une série d'épisodes se sont-ils déroulés dans la presse classique. C'est cependant sur l'Internet, les sites des associations de psychothérapeutes, les listes de psychanalyse, le forum lié aux États généraux de la psychiatrie, des forum ad hoc qu'un intense travail collectif s'est déployé pour décortiquer les projets législatifs, débattre au sein des professions existantes, créer ou renverser des alliances, faire signer des pétitions, y compris par des analysants, des compagnons de route, mobilisés en l'occurrence. III. Le savoir à disposition Les savoirs ésotériques perdent de leur ésotérisme, les critiques circulent. Cela joue entre psychanalystes et analysants (voire simples curieux de la psychanalyse). Les demandes d'explication qui n'osaient être exposées en face à face le sont online, mais l'ésotérisme diminue aussi entre les analystes eux-mêmes. La mise à disposition des transcriptions écrites voire sonores des séminaires et conférences diverses de Jaques Lacan en est un bon exemple. IV. Le travail de relation en ligne Le travail de relation en ligne se développe : psychanalystes, psychologues, psychothérapeutes, coachs, enseignement, formation trouvent dans le Net l'occasion de développer un travail en ligne, marchand ou non marchand. Cela donne lieu à de nombreux sites de e-thérapie, psychothérapie en ligne, psychanalyse en ligne, coaching par mails, formation au coaching en ligne, coaching pour maigrir, pour arrêter de fumer, développer ses talents, etc. Par rapport au premier repérage que j'avais mené en 2002, ces sites ont connu une explosion numérique et ne sont plus vraiment dénombrables, ils sont plusieurs centaines, à tel point qu'on voit apparaître des annuaires spécialisés (ex. : Psynergie, toute la psychologie sur le net). Comme pour d'autres commerces, l'activité en ligne est soit conjointe à un cabinet "réel" soit purement "virtuelle". Voici un exemple de démarchage pour une "psychanalyse". "Il arrive un jour où on est fatigué de nos peurs et de gaspiller de l'énergie à fuir, à mentir, dissimuler, se cacher à soi et aux autres. Il arrive un jour où on ne peut pas croire que la vie ; notre vie, c'est ça. Il arrive un jour où on se rend compte que tout ce que l'on achète ne nous a apporté que des miettes de bonheur bien éphémères. Est-ce que c'est ça que l'on attend de la vie ? Des miettes dans une assiette dorée ?" On regarde l'aide disponible et on y croit pas trop. Surtout que ce n'est pas gratuit. Pourtant on gaspille des sommes énormes sur des pelletées de nuages. "Vous, qui êtes en train de lire ces lignes ; en êtes-vous là ? Voulez-vous, pour une fois, vous choisir ? Voudriez-vous miser sur vous plutôt que sur tout ce qui est en dehors de vous ? Voulez-vous, pour une fois, investir dans votre sérénité permanente ? Faites donc de ce jour, en cet instant, le jour et l'instant où vous dites "stop" aujourd'hui, je me choisis et je vais chercher l'aide qu'il faut. Quelqu'un qui m'aidera à miser sur moi. Allez voir les témoignages et, vous aussi, choisissez de vivre enfin. Choisissez." Léo Lavoie, psychanalyste, http://linepsy.tripod.com/francais/ Un deuxième type de "psy" s'intéresse à l'e-thérapie, il s'agit de "psy" atypiques qui tiennent à montrer que, chez eux, le passage à la psychothérapie à distance est motivé par des raisons sociologiques et philosophiques, et n'est en rien le passage à une mercatisation de l'aide psychologique ni de l'acte analytique, ni un abandon des grandes lignes théoriques. En ce qui concerne les techniques, les professionnels utilisent - soit uniquement l'écrit (le mail), avec un certain nombre d'usages graphiques ad hoc (le surlignement, les points d'interrogation pour jouer le rôle de la "relance", l'interlignage pour faire intervention) ; - soit, plus rarement, le téléphone et la webcam ; - soit le mail comme technique d'appoint par rapport à un traitement classique de face à face. Le travail de relation en ligne, surtout en psychothérapie et en analyse, a suscité des débats dans les groupes concernés autour d'une série de thèmes : est ce possible ? Pour quels clients ? Est-ce éthiquement correct ? Est-ce professionnellement correct ? Quels en sont les avantages et les inconvénients ? Quels en sont les techniques spécifiques ? Le Carnet/PSY y déjà a consacré plusieurs articles (http://www.carnetpsy.com/ Archives/Dossiers/Items/SpecialVirtuel/index.htm). On peut distinguer trois grandes positions exprimées. 1. Selon la première, la psychothérapie ou psychanalyse en ligne est un abus de confiance, une charlatanerie, elle peut même être dangereuse. "Si la présence "en chair et en os" de l'analyste est nécessaire c'est tout d'abord parce que, nous l'avons vu, elle est condition de la parole de l'analysant. Parmi ce qui doit être entendu, soulignons l'importance des trébuchements les plus "légers", les achoppements de la parole, les silences éloquents. Ce qui manque donc dans ces rencontres virtuelles, je dirais que c'est tout d'abord le silence de l'analyste, sa voix, en tant qu'elle est le support corporel de son interprétation, mais aussi et surtout cette présence réelle, énigmatique, autour de laquelle vient se heurter mais aussi se mettre en jeu le fantasme de l'analysant dans sa rencontre avec le désir de l'analyste." (Liliane Fainsilber, http://perso.orange.fr/liliane.fainsilber/pages/alouettes.htm). Autre exemple, sur une mailing list. La majorité de la profession s'y montre hostile, dans cette série de réponses à Usager 3, qui fait un appel pour trouver un psychanalyste parlant sa langue maternelle. Psy 9 : "Évitez tout de même les "thérapies par Internet" qui sont loin d'être des thérapies et encore moins des psychanalyses !" Psy 10 : "Vous pouvez effectuer votre analyse en n'importe quelle langue, elles expriment toute la langue de l'inconscient. La thérapie en ligne n'existe pas tout comme l'analyse en ligne. Méfiez-vous comme de la peste des personnes proposant de tels "services"." Psy 11 : "X bien raison : méfiez-vous comme de la peste des soi-disant "analyses on-line". Ceux qui pratiquent ce genre de chose ne sont pas courageux, mais paresseux et mercantiles." Psy 7 : "La cyberpsychanalyse - si elle existe - souffre d'un handicap originel, la parole, la réalisation de l'être reste un pur virtuel." Psy 8 : "Une question : comment se tait-on dans un mail ?" 2. La seconde, diamétralement opposée, considère que c'est une pratique moderne, en voie de généralisation, déjà généralisée aux États-Unis. "Actuellement quelques psychanalystes novateurs confortablement installés devant leur ordinateur proposent déjà des analyses en utilisant des caméras numériques (webcams) pour des séances en direct avec leurs patients internautes qu'ils peuvent voir et entendre grâce à la transmission par haut débit (ADSL). Le rendez-vous a lieu au jour et heure fixés sur l'aire de rencontre de Yahoo ou de Messenger pour une séance dont la confidentialité est tout autant protégée que derrière les portes capitonnées d'un bureau puisque patient et analyste sont les seuls à utiliser cet espace qui leur est réservé. "Une fois le contact établi sur le Net et les webcams mises en marche, la séance commence par un échange de bonjour en se voyant, puis l'analyste interrompt la télétransmission de sa caméra afin que le patient ne le voie pas. Par contre le patient reste sous son regard par le biais de la caméra pendant les 45 minutes que dure la séance. L'analyste écoute son analysant dont les paroles lui parviennent par ses écouteurs ; le micro dont il dispose lui donne la possibilité d'intervenir quand il le juge opportun tout comme il le ferait dans son cabinet. À la fin de la séance, l'analyste rebranche sa caméra et redevient visible pour son patient, il échange quelques mots avec lui avant de lui dire au revoir. Ce nouveau mode de prise en charge rendu possible par le Net présente de nombreux avantages : l'absence de déplacement constitue l'un de ces avantages surtout en Région parisienne où les temps de transport dépassent généralement l'heure dans des conditions difficiles génératrices de fatigue et de stress. Annie nous dit toute sa satisfaction : "je peux faire ma séance chez moi, tranquillement installée dans un fauteuil face à mon ordinateur. Et puis plus de perte de temps, plus besoin de trouver une place pour se garer, plus de stress pour ne pas arriver en retard à la séance après une journée de travail. Quel bonheur ! Pour moi c'est la formule idéale." "Le patient reçoit donc moins d'informations sur lui et il ne peut rien déduire sur son intimité car il n'a pas accès à son environnement familial et familier (appartement, bureau, mobilier, odeurs, conversations, autres patients), il va donc construire ce qu'il imagine à partir de son vécu infantile plus intensément et beaucoup plus rapidement que dans la cure traditionnelle. La sensation d'être regardé et jugé que craignent beaucoup de patients est beaucoup moins forte, voire absente, alors que la présence réelle de l'analyste augmente pour certaines personnes les sentiments de culpabilité ou de honte." (Jean-Pierre Bègue, psychanalyste, La Celle-St Cloud, France) Ou encore (http://www.psyrelationnel.com) ce plaidoyer : "Qu'attendre d'un cabinet en ligne ? Cette formule, encore assez inhabituelle, parce que reposant essentiellement sur la communication par l'écrit, s'est peu à peu imposée à moi." En voici les raisons : A- Elle permet à des personnes isolées, ou habitant une petite ville, un village, d'avoir accès à un service qui n'existe pas nécessairement à proximité de chez elles. B- Elle offre une grande flexibilité dans le temps. (.) C- L'on hésite bien souvent à franchir la porte d'un cabinet. Ici, la porte n'étant que virtuelle, elle se franchit plus facilement. D- Il n'est pas rare, au sortir d'une consultation que l'on se dise : "Tiens ! J'aurais dû dire cela.?" La mise à plat des idées offre l'avantage de pallier ce genre d'inconvénients et de laisser le temps nécessaire à la pensée pour s'exprimer aussi clairement que possible (.). En résumé, les présentations de ces sites mélangent une argumentation essentiellement basée sur la spécificité des TIC (la psychothérapie est plus relaxante par mail, présente plus de souplesse, permet plus de disponibilité, est moins chère), et une argumentation traditionnelle (du type : vous avez l'impression que les gens ne vous aiment pas, la psy est pour vous) pour laquelle les TIC n'auraient pas d'impact sur le service rendu. 3. La troisième position considère que la vraie psychothérapie et la vraie psychanalyse restent in praesentia, mais que les techniques utilisant le Net peuvent présenter des avantages, à certains moments, dans certaines circonstances, avec certains patients, et en mixant le travail par l'Internet et des moments de co-présence. La thérapie à distance est explorée avec circonspection par les psy atypiques, qui perçoivent qu'elle a des effets en retour sur le statut symbolique de l'analyste, voire sur son statut social. Ils sont sensibles à ce problème, car "entre deux feux" : - d'un côté, ne pas manquer la révolution culturelle des TIC, qui les fascine, et s'adapter à de nouveaux modes de vie de leurs usagers potentiels : voyages, mobilité internationale, horaires de travail irréguliers rendant la cure type difficile ; - de l'autre, ne pas mettre la profession en danger. Or ils sentent bien que le développement de la cyberpsy et ses potentiels dérapages du côté des sites de cyberpsy risquent de favoriser une réglementation du métier de psychothérapeute, qui a déjà été discutée plusieurs fois à l'Assemblée Nationale et à laquelle les psychanalystes sont violemment opposés. D'autre part ils sont conscients que l'absence du corps du psychothérapeute accentue les possibilités de projection. D'où ce fait, observé par plusieurs psy ainsi que par des modérateurs de liste, que, dans les relations virtuelles, les transferts "flambent". Les affects d'amour et de haine y sont rapides et puissants, les susceptibilités exacerbées1. Par ailleurs, la technique relationnelle doit changer car le psychothérapeute et son client ne peuvent s'appuyer sur les indices non verbaux (mouvements, mimiques, etc.) et sur les caractéristiques particulières de la voix (timbre, rythme, volume, etc.) pour interpréter le sens précis de ce qui est exprimé. Les risques de malentendus en sont multipliés et il est nécessaire, pour les éviter, de prendre des précautions inhabituelles. Ceci oblige à développer de nouvelles habitudes de communication, plus de soins dans les détails des interventions et dans la précision de nos formulations. Cela amène aussi, comme le racontent plusieurs psychanalystes, à inventer des typographies et arrangements graphiques pour dialoguer (équivalents du silence, de la question, de la scansion, de la répétition). J'ajouterai quelques mots en tant qu'analyste. Pour ma part, j'ai été amenée à utiliser le téléphone et le mail dans le cadre d'un empêchement, non pas du patient, mais de moi-même, à savoir plusieurs hospitalisations successives assez longues. Ces outils de communication permettent sans aucun doute de maintenir le contact, mais le travail analytique m'a semblé bien moindre qu'in praesentia. Le mail donne aux interactions un caractère bien particulier : ce qui est transmis de part et d'autre est plus réfléchi. La spontanéité et l'expression non volontaire (l'hésitation, le lapsus) sont diminuées. Du côté de l'analysant, l'expression est souvent plus complète et plus maîtrisée et/ou à l'inverse plus elliptique (car c'est trop fastidieux de tout taper, et trop difficile de taper au fil de la pensée). De mon côté, j'ai trouvé l'exercice compliqué par un risque de dérive normative. Le téléphone m'a paru plus proche du travail in praesentia et, malgré la brièveté des échanges (limités à un quart d'heure vu l'heure tardive des rendez vous et ma fatigue), le téléphone m'a paru ne pas empêcher des échappées de travail analytique (il a d'ailleurs été considéré ainsi par ceux qui ont spontanément proposé de payer les coups de fil comme étant des séances). Je concède bien sûr que ces patients n'avaient pas choisi de travailler ainsi, on n'est pas dans le cas de patients qui se sont d'abord dirigés vers une e-thérapie. Mail et téléphone ont en tout cas permis de maintenir le lien pendant plusieurs mois.