La Revue

Au delà des difficultés de l'attention
Agrandir le texte Réduire le texte Carnet/Psy N°78 - Page 46 Auteur(s) : Eric Boissicat
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Les règles de la presse font que ces lignes que j'écris début janvier seront lues quelques semaines après, une fois passé ce tumulte organisé, cette période hyperactive que nous impose en voulant nous donner l'illusion de la satisfaction de nos rêves les plus secrets, l'impression d'avoir la possibilité d'accéder à nos désirs les plus fous, j'ai nommé les soldes. Si cette énergie dépensée par nombre d'entre nous apparaît parfois pathologique si on l'associe à l'addiction, l'hyperactivité, quand elle n'est pas grégaire et qu'elle atteint nos chères petites têtes blondes devrait être calmée pour certains il coups d'amphétamine (qui nous serait aussi bien utile pour réaliser de bonnes affaires).

Si la réalité de ce trouble, l'hyperactivité avec ou sans déficit de l'attention, n'est pas discutée, son origine et son traitement font l'objet de nombreux débats, dont le Carnet/Psy aujourd'hui et l'Information Psychiatrique au début de l'année, ont témoigné. Loin des polémiques qui vont du tout chimique au trop psychanalytique suivant où l'on se situe par rapport à l'Atlantique, existe sur Internet un endroit où l'on trouve des explications simples, accessibles et pragmatiques. L'auteur, un pédopsychiatre de la Belle Province, Claude Jolicoeur s'est intéressé à ce symptôme. Il n'est pas l'ardent défenseur d'une chapelle, ce qui est souvent mortifère, mais plutôt proche du patient et de son entourage. Certes il est relativement anti-psychanalyse orthodoxe, mais il expose assez bien les autres hypothèses et en particulier la neuro développementale, assez en vogue actuellement. De plus, l'avenir des enfants atteints, c'est-à-dire la découverte de ces signes chez un adulte permet une approche intéressante pour certaines pathologies étiquetées à tord, hypomanie ou addictions.

Enfin, pour conclure, au-delà des liens qui renvoient vers les diverses associations ou des sites personnels de patient, on lira avec intérêt des biographies orientées de personnalités très diverses comme Einstein ou Jeanne d'Arc chez qui ce trouble a été suspecté.