La Revue

Cyber TRANS
Agrandir le texte Réduire le texte Carnet/Psy N°123 - Page 38 Auteur(s) : Sylvain Missonnier
Article gratuit

http://www.mapageweb.umontreal.ca/scarfond/CyberTRANS.html

TRANS est le nom d'une revue de psychanalyse publiée à Montréal de 1992 à 1999 par des analystes de la Société psychanalytique de Montréal. Dominique Scarfone (qui a écrit l'excellent Jean Laplanche dans la collection "Psychanalyste d'aujourd'hui" aux PUF, 1997) dirigeait la publication avec un comité. Sept ans après et dix numéros plus tard, la rédaction décida de mettre précocement un terme à cette expérience.

Je me vante de posséder quelques précieux numéros. Ils occupent dans ma bibliothèque une place de choix à côté de cette autre météore aussi fulgurante que brillante dans le monde des revues de psychanalyse : La Nouvelle Revue de Psychanalyse (1970-1994) animée par Jean-Bertrand Pontalis. Cette mitoyenneté ne doit rien au hasard. La NRP se revendiquait "libre de toute appartenance à une institution psychanalytique ou universitaire comme de toute allégeance à la parole d'un Maître", TRANS, fidèle à son titre, s'est toujours caractérisée au fil des numéros par un ton et des contenus à l'écart des surmoïques servitudes aux sociétés et aux institutions.

Aujourd'hui, après-coup, s'impose entre les deux "disparues" une nette différence de visibilité : la NRP relève du marché (florissant) de l'occasion sur Internet et des bouquinistes alors que l'intégralité des articles de TRANS est gratuitement téléchargeable sur votre ordinateur, ce qui est franchement plus confortable et généreux. Plus encore, invitation est faite aux visiteurs de soumettre de nouveaux textes pour maintenir vivante la flamme.
   
Amateurs de psychanalyse bien tempérée, je ne prends aucun risque en affirmant que vous trouverez de nombreuses pépites en parcourant les dix sommaires de ces "Archives de psychanalyse TRANS". Bien sûr, le terme d'archives évoque souvent la poussière qui s'accumule sur de vieux documents... mais il est ici, a dessein, précisé combien "selon la conception psychanalytique de la temporalité, rien n'est mort dans la mémoire et qu'une archive est "ouverte depuis l'avenir" (Derrida)".
Vos souris vont adorer !