La Revue

Cercle d'excellence sur les psychoses
Agrandir le texte Réduire le texte Carnet/Psy N°132 - Page 54 Auteur(s) : Eric Boissicat
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Psychose, névrose, démence, tel était le quotidien des psychiatres aux siècles derniers. La démence a été confiée aux gériatres et aux neurologues et les névroses sont devenues les troubles de la personnalité, passant ainsi d'un trouble de la relation à une atteinte personnelle intégrant les troubles de l'humeur. La psychose s'est divisée entre bipolarité et schizophrénie, cette dernière se déclinant au gré des nosographies, aiguë, chronique ou tardive. Cette simplification calquant la thérapeutique où les antipsychotiques deviennent normo-thymiques ne satisfait pas toujours et il est difficile de dire que la schizophrénie est une maladie unique. On pourrait envisager qu'il s'agît d'un syndrome regroupant divers types de symptômes, positifs, négatifs, cognitifs, thymiques et agressifs, s'appuyant chacun sur des substratums organiques, anatomiques ou chimiques, prouvés par les progrès de l'imagerie cérébrale qui nous permet maintenant de voir naître et pousser les neurones. De même, il existerait un continuum entre la schizophrénie et les troubles bipolaires, les psychoses dysthymiques se trouvant au milieu de ce chemin.

On peut aussi imaginer que les psychoses comprennent en fait un grand nombre de maladies et c'est pour les étudier qu'a été créé le Cercle d'excellence sur la psychose par le Dr Jack Foucher, M.C.U. - P.H. à Strasbourg. C'est un club de recherches auquel il est possible d'adhérer pour avoir accès à tous leurs écrits disponibles en échange d'un travail contributif. Il s'appuie sur la classification proposée par l'école de Wernicke-Kleist-Leonhard qui définit 35 formes majeures de psychoses, comme la psychose anxiété-félicité ou la catatonie à réponses précipitées.

En plus des textes cliniques dont ils nous font bénéficier une partie du site contient des informations destinées aux patients et à leurs proches ainsi qu'au grand public pour ouvrer à démystifier ces pathologies pour en finir avec l'ostracisme dont souffrent encore trop souvent les victimes de psychose, surtout en ces temps difficiles où l'on est gouverné par le sensationnalisme des médias.