La Revue

LTA, psychanalyse et droit
Agrandir le texte Réduire le texte Carnet/Psy N°133 - Page 38 Auteur(s) : Christian Robineau
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Attendu que les psys en général - et les psychanalystes en particulier - manient allègrement et quotidiennement la notion de « Loi » en des acceptions fort éloignées de celles que le droit retient de ce mot ;
- attendu que les mêmes psys font preuve, hors exceptions rarissimes (dont s'exclut honteusement le chroniqueur sub-signant), d'une particulière incompétence en matière de droit, qu'il s'agisse des notions fondamentales de celui-ci, des procédures qui conduisent à son adoption ou de sa pratique juridictionnelle ordinaire ;
- attendu qu'ils ont eu pourtant moult occasions de se trouver confrontés, ces dernières années, à la complexité de ces questions - singulièrement à compter du vote de l'article 52 de la loi
adoptée le 30 juillet 2004 par le Parlement, instituant un titre de psychothérapeute, et, depuis, au fil des débats relatifs à la
rédaction du décret d'application de la loi susvisée ;
- attendu que François-Régis Dupond Muzart, juriste spécialiste de droit public et frotté à la chose psychanalytique, propose un site qui « se compose de l'actualité juridique et de textes d'intérêt juridique, c'est-à-dire présentant des arguments recevables en raisonnement juridique, à l'exclusion de "simples" "idées" et "théories", dont le raisonnement juridique n'a que faire et qu'il est lieu de méconnaître au mieux, afin de n'en privilégier aucune au détriment des faits envisagés par les règles de procédure, tant administrative que juridictionnelle » ;
- attendu que le champ couvert (avatars de l'« article 52 » et de son décret d'application, statut juridique de la psychanalyse, paramédicalisation des psychologues, etc.) est large et que la documentation proposée se révèle quantitativement profuse et qualitativement riche et rigoureuse ;
- attendu que l'auteur tempère l'aridité des sujets traités par un humour acide dont les ravages ne sauraient entraîner de poursuite autre que celle de la lecture (ou de la vision - cf. les trois conférences vidéoscopées qui peuvent constituer une décapante entrée en matière) ;
le tribunal condamne les psys coupables de proférer de manière récidivante des énormités en matière juridique à une VIG (visite d'intérêt général) du site susmentionné et ordonne la publication du présent jugement dans le mensuel Le Carnet/PSY.