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Regards clinique sur les troubles dits " instrumentaux" - Présentation d'un cas clinique
Agrandir le texte Réduire le texte Carnet/Psy N°137 - Page 35-39 Auteur(s) : Geneviève Djénati
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Introduction

Le bilan psychologique de Basile s'est déroulé dans le cadre de mon cabinet suite à une demande de l'école de maintien en CM2. L'entretien préliminaire au bilan avec Basile et ses parents, outre la présentation de la situation et les informations anamnestiques me fournit au-delà du contenu manifeste des déclarations de Basile et de ses parents une première représentation de l'état des lieux de la situation aussi bien dans sa dimension objective que subjective.
En effet, je note que sous l'effet de la scolarisation et de la maturation, les troubles d'apprentissage n'ont pas disparu. La rééducation orthophonique n'a pas non plus permis d'éradiquer le symptôme sauf à réduire (peut-être) le bégaiement. Le discours de Basile sur lui-même (garçon manqué, dévalorisation, attaque du corps) et sur sa relation aux autres (non-conformité, rejet par le groupe, attaque sur son appartenance de genre) me questionne sur le sens de ce symptôme : le sentiment d'impuissance, de résignation, me frappe chez ce petit garçon qui par ailleurs explique la situation (scolaire et relationnelle) avec un bégaiement intermittent qui questionne sur la soi-disant disparition du symptôme mais dont la syntaxe et le niveau global de langage sont de très bonne qualité.

Sans oublier le motif de la consultation (grosses difficultés scolaires avec au premier plan celles de l'écriture et de la mémoire), je me situerai donc dans une approche qui vise à situer le symptôme dans une perspective dynamique en tentant d'apprécier la valeur économique de celui-ci et en cherchant à comprendre le niveau de fonctionnement de la vie fantasmatique et de l'organisation défensive de Basile.

Pour cela le bilan comprendra un WISC III, des dessins et des épreuves projectives. Je n'ai pas pu procéder aux épreuves Piagetiennes faute de temps, mais on verra que même sans elles, le bilan tel qu'il a été effectué permet une approche du fonctionnement de Basile déjà très riche.

WISC III
Analyse quantitative :
Hétérogénéité des résultats avec écart de 24 points au profit du verbal.
Le QI Verbal peut être qualifié de normal fort et le QI Performance de normal. Le QI total se trouve ainsi dans la zone supérieure des variations de la normale.
Les notes vont de 6 à 18 à l'échelle verbale et de 4 à 14 à l'échelle performance.
L'hétérogénéité des résultats inter échelles se retrouve également dans les résultats inter subtests, ainsi qu'à l'intérieur des subtests Complètement d'image, Information, Simili­tudes et a minima à Arithmétique, c'est-à-dire dans la première moitié de la passation.
Les deux épreuves les plus échouées sont Mémoire des chiffres et Code, épreuves qui rappellent le motif de la consultation : la mémoire et l'écrit. Par ailleurs, ces deux épreuves réclament de la concentration et de se plier à un modèle imposé (oral ou écrit) non modifiable, discontinu et faisant appel à des signes conventionnels déterminés (chiffres ou encodage). Par contre Basile excelle à l'épreuve Similitudes, épreuve verbale la plus saturée en facteur G ce qui écarte la piste d'un trouble de la représentation mentale, et de difficulté de conceptualisation donc d'un retard intellectuel.

Par ailleurs, l'adaptation à la réalité (Compréhension, Arrangement d'Images) est de bonne qualité, la pensée logique également, que ce soit lors des situations à organiser dans un déroulement spatio-temporel ou dans le raisonnement mathématique malgré le résultat de 9 en Arith­métique dû à une méconnaissance des opérations plutôt qu'à une mauvaise démarche. Les connaissances et le vocabulaire sont de bon niveau et confirment les résultats sco­laires à l'oral.

Au regard des résultats du seul WISC III  les difficultés scolaires de Basile qui ont été prises en charge par de la rééducation restent obscures. Cependant, l'épreuve de Code est la seule épreuve qui rappelle le scolaire dans sa particularité de se soumettre à un modèle imposé, non « plastique », comme à Cubes d'ailleurs, mais avec des outils (papier, crayon) en temps limité, qui rappellent la situation scolaire. La dimension symbolique de chaque épreuve est à prendre en compte si on ne veut pas en rester à une appréhension cognitive ou instrumentale des processus mis en jeu dans les apprentissages.

Analyse qualitative :
Ainsi, l'épreuve Code, au-delà du graphisme et de la perception/reproduction, implique le même rapport à l'origine que l'écriture dans la mesure où, le tracé doit être fait dans le sens de l'écriture en partant de la première case et en suivant, dans un déroulement spatio-temporel avec pour objectif d'arriver au bout de la feuille. Ce subtest met fortement en jeu les limites (écrire dans un petit cadre, s'arrêter, reprendre, désordre des chiffres, donc attention, fin au bout de la feuille). La dimension spatio-temporelle est ainsi fortement engagée et comme elle est dénuée de figuration, ce qui permet de se dégager si besoin est de la tâche (par la représentation d'une situation par exemple), elle est presque exacerbée. L'impératif de se soumettre au modèle rappelle l'implacable de la loi, de ce à quoi on ne peut se soustraire (la mort) et ne laisse pas d'échappatoire donc est particulièrement inconfortable pour les enfants préoccupés, rêveurs, anxieux ou insoumis.

Passivité et activité sont engagées dans le rapport au modèle (tracer le plus vite possible ou pas). L'épreuve réclame de trouver une technique pour en retenir le plus possible et les transcrire. Course contre la montre engagée avec soi-même (se soumettre ou ne pas se soumettre, tracer ou ne pas tracer), mais aussi avec le chronomètre représentant de la norme externe donc des pairs à qui se mesurer. Castration oblige, qu'on le veuille ou non, il faudra s'arrêter et se confronter à ce qu'on a pu faire lorsque le temps sera écoulé ! Autre dimension non négligeable : la question du rythme. Dimension qui fait référence aux expériences subjectives du bébé, avec l'alternance : référence au modèle externe et appro­­­priation/conservation (interne) reproduction/restitution, dans un mouvement de retour.

Au WISC III, l'épreuve Mémoire des chiffres nécessite les mêmes processus sur la scène mentale que Code (entendre ou voir la liste, la mémoriser élément par élément et la restituer) : « les boucles de retour », comme les nomme Geneviève Haag1, qui nécessitent un axe corporel fiable pour pouvoir faire l'expérience d'un aller (vers), s'en imprégner et le retransmettre, à sa manière, donc légèrement transformé. Ceci peut nous laisser penser que si Basile échoue de manière significative à ces deux épreuves et uniquement à ces deux épreuves au WISC III, c'est en raison de la référence commune qu'elles font à la dimension précoce du développement et à l'insécurité liée au temps et à l'absence. En effet, ces deux épreuves demandent des allers et retour de soi à une chaîne de signes en se déplaçant d'un cran à chaque retour, ce qui nécessite de perdre de vue ou de représentation le signe précédent, et mettent en jeu la mémoire. Les autres épreuves qui réclament la manipulation et la perception visuelle du matériel sont réussies par Basile. Les notes moyennes sont dues à la lenteur et non pas à des échecs aux items. Le subtest Arrangement d'images est particulièrement bien réussi. On sait que c'est le subtest de l'échelle «Performance» le plus saturé en facteur verbal, donc rien d'étonnant. Cette épreuve demande de manipuler un matériel concret et qui plus est figuratif (comme Assemblage d'objets). Le travail d'analyse et d'organisation réclame une activité propre de l'enfant : à la fois cognitive (logique, transformation, analyse et synthèse) à partir d'un modèle qui laisse dans sa réalisation une « suffisante autonomie » pour s'approprier la chose (représentation propre) et pulsionnelle (agir dessus : agressivité apportant du plaisir de fonctionnement). Mémoire des chiffres et Code n'autorisent pas ou peu de « fantaisie » et sollicitent plus en quelque sorte les processus secondaires. La difficulté de Basile se limite donc aux tâches qui nécessitent d'avoir pu négocier avec un mode de fonctionnement omnipotent. L'accès au symbole (les chiffres et les lettres !) signe le déplacement de l'agressivité (possession) envers un objet représentable, maîtrisé sur un objet symbolique énigmatique, de convention, partageable. Pour Basile, les difficultés se fixent donc électivement sur les signifiants lettres et chiffres qui mettent en jeu les notions d'identique et de différent. Ces acquisitions sont certainement très liées à la problématique identitaire.

La figure de Rey (fig. 4) de Basile va venir éclairer et confirmer la fragilité de l'image du corps et de contenant étanche. On retrouve la défaillance des représentations internes insuffisamment solides auxquelles se référer lorsqu'il devra faire appel à la mémoire (encore elle !) à ce qu'il a pu s'approprier de cette figure qu'il a recopié assez correctement en pouvant circonscrire des espaces contenants. La mémoire montre toutefois la non inscription des contenus dans un contenant mal fermé et amputé d'une partie. Là encore, le mouvement de va et vient entre le monde interne et la trace qui appartient à la fois au monde interne et au monde externe est engagé. Basile renonce rapidement (1'29) à retrouver les éléments (disparus ?) de sa mémoire. N'ont-ils pas été suffisamment investis, seule la reproduction agie l'aurait été ? Se sont-ils effacés, insuffisamment signifiants ? Ou s'agit-il d'un refoulement qui porterait sur des représentations trop chargées. La juxtaposition des éléments permet d'éviter la médiane verticale centrale, lieu à la fois de séparation et de jonction, axe organisateur qui absent, vient souligner comme le dit métaphoriquement Salomon Resnik2, la défaillance de la fonction paternelle de « pont » qui en même temps souligne la séparation. Le traitement des planches bilatérales au Rorschach et le dessin après TAT (fig. 1) viendront confirmer la tentative d'organisation du chaos mais aussi la rigidité. A ce stade du bilan, je constate que les difficultés  que rencontre Basile se situent essentiellement dans le domaine du rythme et celui de la mémoire.

Le rythme

Le rythme, comporte avant tout une dimension à la fois corporelle qui fait référence aux premières expériences du maternage, mais aussi à la discrimination auditive et visuelle et au lien entre les deux, essentiel  dans la dimension orthographique de l'écriture. La Dame de Fay (fig. 3) de Basile vient nous montrer les hésitations comparables au bégaiement (début d'écriture de la lettre majuscule de l'origine ou du nom propre) et le repli dans le monde interne préoccupant avec le retour du refoulé (proment) dont j'aurai l'explication par la suite par les parents : le « mensonge » familial porte sur la filiation du père de Basile. Celui-ci n'ayant pas été reconnu par son père l'a été par la suite par l'homme qui l'a élevé. Bien que le père soit au courant de ces évènements, Basile est censé ne pas en avoir connaissance et c'est un sujet qui n'a jusqu'alors jamais été abordé en famille. « Pro­ment » est à rapprocher de « bulletin secret » seule réponse bizarre du WISC.

Le rythme a une fonction de contenant. La mémorisation n'est pas indépendante du rythme. Les macrorythmes comme les nomme Marcelli3, assurent la continuité du Moi par les rituels organisateurs de la répétition. L'identique à l'expérience passée renforce la capacité de mémorisation. Le bégaiement peut alors être interprété comme une tentative de conserver ce qui a été bon avant de se confronter à l'inconnu. Les microrythmes eux renforcent la capacité d'attention, d'apprentissage (quelque chose de légèrement différent advient). Ils permettent l'investissement de l'incertitude, de l'écart (par exemple entre un mot énoncé et un mot écrit). L'adéquation des rythmes mère/enfant est questionnée par les troubles de Basile.

La mémoire

Freud (1925) évoque le bloc-notes magique en quelque sorte ancêtre de l'ordinateur : Freud4 nous dit qu'habituellement la surface qui va recevoir la trace est somme toute une matérialisation de l'appareil mnésique. Il est simplement nécessaire de savoir où est rangé ensuite le document (le souvenir) pour le retrouver. Par ailleurs, Freud constate que le système préconscient/conscient peut recevoir indéfiniment de nouvelles perceptions et se comporter chaque fois comme une feuille vierge, mais que la conservation durable de la trace ne peut se faire que si des systèmes mnésiques sont assez performants pour conserver des traces durables.

Le bloc-notes magique (comme l'ordinateur) ou comme un système préconscient-conscient avec système mnésique associé permet de tracer indéfiniment en faisant remonter par pression la cire de la couche inférieure à l'endroit de la pression et de conserver ce contact. Pour supprimer la trace, il suffit de séparer la feuille de la sous-couche de cire. Autrement dit quand le système préconscient-conscient n'adhère plus (dans tous les sens du terme) au système mnésique, la trace disparaît (cas des enfants qui apprennent leur leçon, la savent et ont oublié le lendemain, comme Basile pour certaines leçons). Freud dans son texte sur le bloc-notes magique insiste sur la fragilité de la surface soumise au tracé (la feuille de celluloïd) face aux actions externes susceptibles de l'endommager (représentant la réalité externe, la perception) lorsqu'il n'est pas en contact avec le socle de cire (couche non visible mais essentielle dans le dispositif puisque porteuse de la matière qui peut « remonter à la surface »). Il insiste donc sur la nécessité de deux systèmes distincts mais relié l'un à l'autre et sur la comparaison avec les deux parties du système mnésique. Freud conclut sa comparaison en imaginant que le stylet qui frappe le système préconscient-conscient est constitué par l'investissement psychique de l'excitation et est conduit aux systèmes mnésiques inconscients. Dans certains cas, lorsque l'investissement est retiré, la conscience s'évanouit et le fonctionnement du système est arrêté (par exemple le sommeil). Dans le cas où le système préconscient sert de filtre de façon permanente et dans les deux sens (le sommeil chargé de rêve par exemple en est un indicateur), la discontinuité du fonctionnement ne correspond pas à une rupture du fonctionnement, mais, conclut Freud, va être à l'origine de la perception du temps. La discontinuité sans la rupture comme disait Diatkine 5.

Chez Basile, les difficultés d'endormissement et de sommeil, la vigilance qu'il dit devoir maintenir en raison de préoccupations phobiques importantes, interrogent l'objet fantomatique du fantasme (l'irreprésentable). Le monde interne chaotique et confus, peuplé d'objets partiels (on le verra avec les projectifs) déborde sur une réalité externe insuffisamment secure. Le film protecteur, la limite dedans/dehors fragilisée par des pressions à la fois de l'intérieur et de l'extérieur, est surchargé d'empreintes qui ne trouvent pas de lieu. Le bégaiement oral et écrit, les difficultés de soi-disant orthographe (comme proment) peuvent prendre sens en nous menant sur la piste de traces mnésiques d'objets sans nom, impensables et irreprésentables qui influenceraient les perceptions qui à leur tour influenceraient les traces mémorielles.

A ce stade de l'analyse du bilan, j'émets l'hypothèse que la « cécité », cette difficulté à se représenter les signes correspondant aux mots, de Basile est liée au manque d'un objet de mémoire, (d'un secret, d'un objet forclos ou d'un non-dit.) qui, de par cette absence, met en échec son refoulement et condamne le symptôme circonscrit dans sa forme (trace et mémoire) et dans sa manifestation (le savoir symbolique essentiellement les chiffres et les lettres) à errer et à se fixer sur les supports que sont les signes.
Quand à la recherche de symétrie dans les dessins -bonhomme (fig. 2) et dessin après TAT (fig. 1) , mais aussi lettre U de la Dame de Fay (fig. 3)-, elle est à mon avis hautement significative d'une recherche d'accrochage à une négation de la différenciation. La symétrie recherchée, me semble être moins un axe corporel fiable non tracé, que le signe d'une défaillance de la fonction paternelle séparatrice et de la reconnaissance d'une différence (sexuelle). Les épreuves projectives seront commentées par E. Louet.

Conclusion

L'étude du bilan psychologique de Basile nous permet de situer le symptôme dans le fonctionnement global du sujet. Limiter l'explication des difficultés d'apprentissage au constat d'une infirmité à rééduquer aurait de notre point de vue été extrêmement réducteur voire néfaste car remettant sur le devant de la scène, et la fixant, une incapacité dont les bénéfices secondaires sont loin d'atteindre les méfaits de la réaction pédagogique négative !


Origine, morceaux, rupture, effacement, chaos, confusion, limites, deuil impossible d'un objet non advenu sont entre autres les termes qui qualifient, à la fin de l'analyse de ce bilan, les freins à un apprentissage de l'écriture et à l'exercice de la mémoire chez ce garçon de 10 ans par ailleurs bien doué pour apprendre. Basile ne peut effacer les traces des non-dits, du non symbolisé. Il les déforme par une « dysorthographie » qui n'est pas à l'origine mais le résultat : Basile écrit « comme il l'entend » dans tous les sens du terme. Il montre cependant des capacités d'investissement des apprentissages sous certaines conditions, celles qui ne mobilisent pas trop la représentation de soi précaire.

Une thérapie sera engagée suite à cette évaluation. Ce n'est pas le sujet qui nous préoccupe aujourd'hui, mais il se trouve que j'ai poursuivi moi-même le travail avec cet enfant (en raison des modalités transférentielles installées pendant le bilan et des révélations faites par les parents par la suite). Pendant un certain nombre de séances, Basile est venu à ses séances en apportant avec lui des costumes (assemblages de différents vêtements à lui) et accessoires qui caractérisaient un héros de la place duquel il allait parler. Puis Basile a « oublié » les costumes et racontait des aventures en marchant de long en large dans la pièce. Il m'a demandé un jour d'écrire ce qu'il racontait. Puis il a construit des histoires à suivre et enfin une histoire construite inconsciemment sur le modèle du conte, déplacée à l'époque féodale, avec un héros mal né qui sauve le royaume et épouse la fille du Roi. Construction d'un roman familial oral que j'ai écrit au fil des séances et qu'il a demandé à réécrire et à illustrer comme un livre. Les personnages miniatures ont pris corps et mouvement ainsi que le texte, également avec des fautes se limitant à des écritures phonétiques. Basile est passé en 6ème et a obtenu les encouragements ou les compliments à chaque trimestre. Je dirai donc que les faits ont beau être têtus comme disait Lénine, mais, comme disait Einstein, les faits ont tort. parfois !

Notes
1- Geneviève Haag, « Le Moi corporel entre dépression primaire et dépression mélancolique », Revue Française de Psychanalyse, Puf, n° 68.
2- Salomon Resnik, Temps des glaciations-voyage dans le monde de la folie, Eres 1999.
3- « Le rôle des microrythmes et des macrorythmes dans l'émergence de la pensée chez le nourisson », Revue de Psychiatrie de l'enfant, Puf, 1992, N° 35.
4- Freud, S., «Notes sur le bloc magique» in Résultats Idées Problèmes, Puf, 1985.
5- Van Waeyenberghe Madeleine, Langage et activités psychiques de l'enfant avec René Diatkine, Ed. du Papyrus, 2005