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Le conflit. La femme et la mère
Agrandir le texte Réduire le texte Carnet/Psy N°146 - Page 29-33 Auteur(s) : Paul Cesbron
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Le conflit
La femme et la mère

Elisabeth Badinter, philosophe et militante féministe pugnace

Elisabeth Badinter n’aime pas trop qu’on caractérise ses écrits de militants. Un tel qualificatif dissimulerait mal les réserves imputées à son œuvre. Au fond et malgré la richesse de sa construction théorique, elle n’en laisserait pas moins apparaître les limites d’une démonstration partisane. Toute rhétorique cache sa partialité et les preuves superposées de la scientificité d’un ouvrage sont un jour ou l’autre, prises en défaut. Après tout, défendre un point de vue est tout à fait honorable si ce plaidoyer s’inscrit dans une démarche démocratique, acceptant donc le débat et en refusant la caricature énoncée par Jacques Prévert : « De mauvaise foi certes, mais pour la bonne cause ».

Depuis plus de 30 ans, Elisabeth Badinter  croise le fer avec les essentialistes de tout poil, qui, quoiqu’ils en disent, réduisent le féminin au maternel et les femmes à leurs sécrétions hormonales. Outre la trivialité de leur conception des humains et ses inacceptables prémisses, leurs constructions n’ont en définitive à ses yeux qu’un but : maintenir les femmes dans leur statut d’êtres inférieurs, et partant domesticables. Philosophe, Elisabeth Badinter sait évidemment bien, qu’elles s’appuient sur une réalité anthropologique quasi universelle, si l’on en croit Françoise Héritier. Elle fut théorisée sans vergogne par les fondateurs de notre mode de pensée : « L’autorité de l’homme est légitime car elle repose sur l’inégalité naturelle qui existe entre les être humains  (1980, L’amour en plus). Elisabeth Badinter cite Arsitote : « La nature a créé des individus propres à commander et des individus propres à obéir » (La Politique).

L’élévation de pensée de nos philosophes grecs nous laisse pantelants : « S’il naît des filles c’est parce que la semence paternelle est déficiente » (Aristote, Génération des animaux) et pour être précis Françoise Héritier ne craint pas d’ajouter « La matière féminine, si n’est pas réglée sa production anarchique, donne naissance à la monstruosité dont la première forme est la féminité » (1996, Masculin-Féminin, Françoise Héritier). Hesiode nous avait prévenus, Pandore, parée par les Dieux, « aux mots doucereux et mensongers », cadeau maudit de Zeus aux humains, apporte : « Dix mille souffrances » (Hesiode, Les travaux et les jours), « malheurs et maladies »…). Tout fut dit et confirmé dans l’Occident chrétien qui prend la suite de l’Empire Romain : Eve, la mère du genre humain dont l’existence voulue par le Dieu de la Bible : « Il n’est pas bon que l’homme soit seul. Il faut que je lui fasse une aide qui lui soit assortie » (Genèse- 2, 18), n’en est pas moins la source du malheur des hommes, l’Incarnation ne suffira pas. Au-delà de la Rédemption, les femmes poursuivront leur destin funeste. La chair est bien le lieu de prédilection des œuvres du Mal et la fornication une tache mortelle dans l’histoire des individus.

Cependant, durant ces 25 siècles, pour s’en tenir à cette période, les femmes n’ont pas été réduites à la soumission domestique sans de très fortes mesures législatives et sociales permettant d’assurer ce qu’on appellera à la fin du XXème siècle la domination masculine. S’y ajouteront dès l’Empire Romain (Auguste) des incitations populationnistes rendues nécessaires par les politiques impériales qui réapparaissent au XVIème siècle en Europe. « Un état puissant doit être un état peuplé ». Toutes ces conditions vont évidemment être soutenues par un lourd dispositif culturel et religieux en partie intériorisé et souvent diffusé par les femmes elles-mêmes. Une telle construction n’aurait pas si bien tenu sans cette participation.

Et pourtant, si le féminisme dont se réclame légitimement Elisabeth Badinter est bien daté et finalement récent, lié, pour ces femmes organisées, aux aspirations démocratiques telles qu’elles s’expriment dans les idéaux républicains, il semble fort probable qu’à l’universelle et originelle domination masculine, ait toujours correspondu une sourde et permanente résistance. Paroles écrites ou autres témoignages de femmes au cours de cette longue période en attestent. Et puis le goût de la liberté n’est-il pas inscrit dans la longue et tragique histoire humaine ? Liberté qui relève de l’activité culturelle des humains, elle-même fruit de leur vie sociale. D’ailleurs, le rapport sexuel, sinon amoureux, n’est-il pas le rapport fondateur de notre histoire ? Il est même, si l’on en croit Françoise Héritier, la cause de la « valence différentielle provenant du constat, par les hommes, de la différence qui permet aux femmes de transmettre la vie et plus précisément de faire des hommes ». De là découlerait la nécessité de contrôler la reproduction dans toutes les sociétés humaines.

Aussi, dire que « avant les années 1970,  l’enfant était la conséquence naturelle du mariage. Toute femme apte à procréer le faisait sans trop se poser de questions… », dans l’introduction du 1er chapitre du Conflit, E. Badinter semble asseoir sa démonstration sur une affirmation de « bon sens », fort contestable. En effet, le mariage dans sa forme occidentale est bien une construction sociale destinée à encadrer fermement la procréation… et ses conséquences individuelles sont somme toute, secondaires. Cette institution (et non la vie à deux, avec ou sans enfants, homo ou hétérosexuelle) est la forme prise dans la société occidentale pour assurer, comme dans d’autres sociétés et sous d’autres formes, la domination masculine, qu’importe si les individus peuvent s’en accommoder tant bien que mal. Car, à l’inverse dans le mariage, la domination a pu s’exercer avec une efficacité souvent brutale, y compris sexuellement. Ainsi « l’instinct maternel » très justement contesté par Elisabeth Badinter est principalement utilisé comme un instrument idéologique de soumission. L’ostracisation des femmes sans enfants « n’allait pas de soi », « toute femme normale » ne désirait pas toujours des enfants. Même si c’était sans doute assez fréquent. Cependant beaucoup d’enfants n’étaient ni désirés, ni finalement « bien acceptés ». Cette extraordinaire « capacité d’accueil » de nombreuses femmes dont parle Antoinette Fouque (2009, Qui êtes-vous Antoinette Fouque ?) n’est-elle pas limitée ? Comment « concevoir » un enfant imposé, y compris par la force, provenant d’un homme qui ne le souhaite pas lui-même et que l’on hait ou tout du moins que l’on n’aime plus, ou que l’on n’a jamais aimé. La situation souvent dissimulée, parfois rapportée par les enfants eux-mêmes, n’était, avant la période précisée par Elisabeth Badinter, probablement pas exceptionnelle. On a fait et l’on fait encore des enfants par calcul ou par jalousie et autres « sentiments » antithétiques de l’amour. Oui, des femmes tuaient et continuent de tuer leurs enfants. Elles sont l’exception mais elles témoignent, s’il en est besoin, que l’on n’aime pas « instinctivement » un enfant qu’on a porté dans son ventre. Hortense Dufour (1980, La guenon qui pleure) après nous avoir fait part de sa détestation des « bonnes mères » conte avec délectation la dévoration d’un petit chat par sa mère. Elle nous rassure simplement. Même chez les autres mammifères, « l’instinct maternel » a aussi ses fragilités. L’histoire des femmes n’est pas seulement celles des grossesses « naturellement » bien acceptées mais aussi celles de la tragédie des grossesses imposées.

Alors, est-il bien raisonnable de penser que tout allait être résolu en quelques décennies après des millénaires d’oppression théorisée, institutionnalisée, intériorisée ? Et pourtant Elisabeth Badinter n’a pas tort. Rien n’est jamais acquis et l’histoire est aussi faite de cruelles régressions.

Remarquons cependant au passage la spécificité démographique de la France, unique semble-t-il dans l’histoire occidentale. Près de deux siècles avant les contraceptions modernes, la population de notre pays va volontairement assurer une décroissance régulière et forte de sa natalité. Au point de laisser les historiens sans voix devant un tel mystère. Philippe Ariès, théoricien de « l’enfant roi » né au XIXème siècle, fils plus que fille, des rêves « d’individualisme » bourgeois, ne peut admettre que les « funestes secrets d’alcôve » soient connus et surtout appliqués par tout un peuple, ou presque, encore  « frustre et brutal ». Il aura fallu, en France, les travaux de Jean-Louis Flandrin pour éclairer ce mystère. Qu’importe, ce qui est en cause pour nous à cette époque, c’est l’autonomie des femmes. Or les techniques contraceptives sont alors presque exclusivement réduites au retrait et à l’utilisation des préservatifs masculins. Méthodes principalement masculines dira-t-on. Certes, mais Jean-Louis Flandrin le confirme, nécessitant pour obtenir une efficacité démographique aussi forte, une réelle et consciente participation des femmes.
Au point que la défaite de Sedan, à la fin du Second Empire, est mise sur le compte de cette particularité, par opposition au dynamisme démographique des autres grandes nations européennes (en particulier de la Grande-Bretagne, patrie de Malthus, et de l’Allemagne). Fait suite à ce « drame national » le populationnisme ardent et politique de la IIIème République. Laïques et cléricaux s’unissent dans cet idéal commun. Et bien, rien n’y fera, la décroissance de la natalité va se poursuivre jusqu’au début de la deuxième Guerre Mondiale. C’est dire les immenses ressources, déclarées ou secrètes, des femmes face à l’exaltation du natalisme national qui atteindra son apogée sous le Gouvernement du Maréchal Pétain. Autrement dit, s’il faut poursuivre le combat de nos aînées, ça ne se discute guère, ne tombons pas dans la défiance à l’égard de la volonté universelle d’émancipation des femmes, même si elle peut comporter quelques failles.

Or, affirme, dès 2003, Elisabeth Badinter, ce grand mouvement se fourvoierait dans une    « Fausse route » : « la victimisation ». Celle-ci ne serait-elle pas en période de recul des luttes sociales, l’expression de la résurgence d’idées réactionnaires ? De combattantes résolues, affrontant sans relâche les pires « Tigres de papier », les femmes seraient devenues des créatures éplorées, maltraitées, victimes partout et à tout moment de la violence physique, sexuelle, sociale et politique des hommes. D’enquêtes sociologiques (Enveff, 2001) en témoignages personnels, on en vient à cette conclusion navrante que les femmes seraient en définitive, et pour confirmer la tradition, de faibles et impuissantes victimes de l’homme, prédateur par nature (!). Pis, de la victimisation on serait passé à la légalisation constitutionnelle du différencialisme. La parité, nous dit l’auteure, qui « en appelle à l’égalité dans la différence, est une bombe à retardement. Très vite, comme on l’a vu, on surestime la différence et on relativise l’égalité ». Soulignons qu’Elisabeth Badinter n’est pas la seule à déplorer cette « dérive ». Caroline Eliacheff, pédo-psychanalyste et Daniel Soulez-Larivière, avocat, estiment en 2007 que : « la culpabilisation de tous les hommes et la victimisation de toutes les femmes dans les sociétés où les hommes ne dominent plus les femmes dans la sphère privée depuis des dizaines d’années, créent, pour le moins, un malaise » (2007, Le temps des victimes).
Alors, après l’affaiblissement de la lutte des femmes, l’humiliante victimisation et le renoncement démocratique de la parité, n’aurait-on pas quelques sérieuses raisons d’inquiétude face à la résurgence de « l’instinct maternel » dissimulée sous les discours postmodernistes de la naissance écologique et de l’apologie de l’allaitement maternel ? On ne peut reprocher à Elisabeth Badinter sa constance de militante beauvoirienne, universaliste d’abord et fraternelle par conséquent. Peut-on seulement évoquer la distance de l’inspiratrice et de son « élève » à propos de « l’individualisme » parfois assimilé à « l’égoïsme » expression, selon l’auteure du Conflit, la plus aboutie de la liberté dans les sociétés occidentales. Elle considère d’ailleurs celles-ci comme gravement inégalitaires.

Mais de respectables analyses s’y opposent.  « Il y a deux sexes » (1995) proclame Antoinette Fouque, affirmant avec une belle audace que « la gestation est le paradigme de l’éthique, de l’accueil, de l’hospitalité de la chair ». Il est vrai que la théoricienne de La différences des sexes affirme par ailleurs  « qu’aucune mesure d’égalité n’absorbe les différences » et condamne « l’universalisme androcentré » de l’auteure des Mandarins, ayant été le témoin subjugué de la « haine des enfants » des intellectuels progressistes de sa jeunesse. On comprend bien que de tels arguments ne convainquent guère Elisabeth Badinter. De là à les balayer d’un tour de mains, n’est-ce pas excessif ? En effet l’idée que « la libération des femmes » (Mouvement de Libération des Femmes) entraîne une transformation fondatrice d’une nouvelle culture (« hétéroculture ») d’une nouvelle histoire (« hétérohistoire »), mérite mieux que l’ironie. Ainsi d’ailleurs que la conception du rapport de l’enfant in utero à la femme qui le porte, peu réductible au naturalisme réactionnaire. Mais à ce propos, notre polémiste philosophe a trouvé un excellent répulsif en la personne d’Edwige Antier. Pédiatre bien en Cour de la droite française, hygiéniste tout à fait adaptée à l’écologisme ambiant, maternaliste radieuse et conseillère nationale en « bien-être », elle est en effet un chantre à peine masquée du retour à la maison de la « bonne mère » vilipendée par Hortense Dufour. Une telle personnalité garantit à Elisabeth Badinter la justification de ses propos et la quasi-unanimité d’une condamnation partagée. Toutefois et sans entrer dans les détails de l’analyse contradictoire de « l’écologisme maternisant » des recommandations de l’Organisation Mondiale de la Santé (O.M.S.) au sujet du lait maternel et du rejet de notre modèle de développement qui transforme les humains en consommateurs « égoïstes », disons qu’un tel tableau paraît excessif, alors que nous partageons sans doute largement l’idée du libre choix ? Y a-t-il divergence sur le constat du refus de la grossesse et des enfants par une proportion non négligeable de femmes et d’hommes ? C’est peu probable. Après tout, quelles qu’en soient les raisons réelles ou invoquées, cette   « stérilité » volontaire n’est pas nouvelle et a toujours renvoyé la question aux « féconds » volontaires ou non, de la liberté de transmettre la vie ou de s’en abstenir. Et cette liberté s’enracine sous nos yeux, universellement, contredisant avec impertinence les démographes de tout pays. Qu’elle soit combattue et parfois violemment, est d’abord l’expression de sa vigueur.

Et puis, les femmes devraient-elles se soumettre aux dogmes médicaux, vacillants d’ailleurs, comme le souligne Elisabeth Badinter ? Bien sûr que non. La médicalisation systématique de tous les aspects de la vie et en particulier de la vie génésique et sexuelle, peut fort bien constituer une nouvelle forme de contrôle de la vie, en un mot une de ses formes douces d’oppression annoncées par Aldous Huxley dans sa préface au Meilleur des mondes de 1946, mais  par Alexis de Tocqueville dans le dernier chapitre de De la démocratie en Amérique.

Toute femme doit désormais pouvoir disposer librement de sa vie et de son corps et ainsi accoucher où et comme bon lui semble, les conditions sanitaires étant désormais réunies, accompagnée de professionnels savants, attentifs et discrets, dont le savoir s’est enrichi de la liberté des femmes. Toute femme doit pouvoir allaiter ou non et l’attitude respectueuse de la singularité de chacun, est aujourd’hui difficile, voire périlleuse, tant les traditions autoritaires, hygiénistes, scientistes, ont miné ce terrain au point de rendre suspect et partant impraticable, parfois, l’allaitement maternel. On ne peut faire de l’allaitement mercenaire, l’expression de la volonté d’émancipation des femmes, ni à Rome, ni chez les aristocrates de l’Ancien Régime, ni chez les femmes des couches populaires au XIXème siècle, alors qu’il leur fut imposé le plus souvent par les conditions sociales et culturelles et qu’il a entrainé les pires drames (mortalité infantile).

Si, après plus d’un siècle de recherches sur la fabrication de lait artificiel on a obtenu, aujourd’hui, une assez bonne similitude avec le lait maternel, il n’en a pas toujours été ainsi, à loin près. Les dégâts ont été considérables en termes de vies humaines. Est-il besoin d’être un évolutionniste convaincu pour savoir que le lait maternel a pour fonction, et il l’a démontré, la survie d’une espèce précise et non d’une autre malgré leur grande proximité génétique ? Faut-il être biochimiste pour comprendre l’extrême complexité de la composition du lait, de la nécessité de son adaptation aux besoins constamment variables du bébé ? Tout cela n’a pas été bien dit et aboutit sans doute à de nouvelles attitudes dogmatiques s’opposant aux anciennes. On oublie surtout de dire, me semble-t-il, que si un nombre toujours plus élevé de femmes allaitent ce n’est pas par soumission, mais par plaisir. Et ce plaisir est de l’ordre de l’érotisme. Que ce bébé qui tête goulûment le sein des femmes, elles l’ont souvent ardemment désiré consciemment, aussi complexes que soient nos désirs, avec cet homme qu’elles ont librement choisi dans une réciprocité qui fonde toute la fertilité possible des rapports humains.

Oui, Elisabeth Badinter a raison, il faut tout faire pour permettre aux femmes qui ne souhaitent pas allaiter d’être soutenues et accompagnées dans le plus grand respect de leur choix. Enfin, l’auteure du Conflit a aussi raison de ferrailler dur et sans fin pour que disparaisse l’inacceptable division du travail au sein des couples. Notre bisexualité, nous le permet et Judith Butler nous éclaire sur cette piste d’avenir. La fraternité qu’appelait de ses vœux Simone de Beauvoir passe aussi par là. Ainsi que par la diffusion des crèches qui constituent un véritable investissement social, des écoles maternelles, des vraies, partout et pour tous nos enfants, de bons salaires égaux pour les femmes et les hommes… Le programme est enthousiasmant et s’inscrit dans la volonté de progrès social affichée par Elisabeth Badinter.

« Fausse route », « Conflit »… ? L’invraisemblable basculement anthropologique obtenu par les luttes sociales et culturelles, multiséculaires des femmes, et non par les miraculeux prodiges d’une « pilule », pour abattre l’universelle domination masculine n’a pas fini de bousculer nos modèles sociaux. Cette conquête de la liberté des femmes et donc des humains sera sans doute combattue encore durant une longue période historique. Mais ce qui se passe aux quatre coins du monde en témoigne, contrairement à une idée pourtant répandue, l’universalité de ce basculement est manifeste. Et pour aller plus loin, gageons qu’en Afghanistan et partout ailleurs, ce ne seront pas les armes qui feront progresser les libertés, alors que les luttes des femmes y apporteront une contribution décisive. Folie pensent beaucoup. Pourtant l’insoupçonnable pugnacité des femmes est bien parvenue à ébranler cette imprenable forteresse que semblait être la « supériorité des hommes ».

Mais Elisabeth Badinter a raison, nous ne serons jamais suffisamment vigilants, l’heure du repos n’est pas encore venue.