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Agrandir le texte Réduire le texte Carnet/Psy N°166 - Page 46 Auteur(s) : Eric Boissicat
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Il y a vingt ans, seuls quelques confrères passionnés échangeaient sur internet, par l’intermédiaire de groupes de nouvelles. Puis sont apparus les premiers forums, comme Horus, un BBS (Bulletin Board Service) réservé aux médecins, en 1995. Au fil des années, sur ce dernier, les contributions se sont raréfiées, et il a fini par disparaître pour des raisons indéterminées à l’époque. Parallèlement à cela, l’internet devenant plus accessible, un grand nombre de communautés se sont créées autour d’un centre d’intérêt, mais l’expérience montre une naissance, une croissance et puis, plus ou moins rapidement, un déclin. Peut-être du fait de l’évolution naturelle des choses…
Et puis sont apparus les réseaux sociaux, regroupant non seulement ceux qui partagent une passion, mais aussi des familles, des collègues, des voisins. En 2011, 36,4 % de la population française fréquentait Facebook, le plus utilisé (IFOP), mais pour la première fois, ce chiffre baissait (en voie de stabilisation, disent les experts).
Les médecins français, eux, exploitent peu les communautés de pairs, leurs confrères japonais, anglo-saxons ou ceux des pays émergents se montrant beaucoup plus dynamiques. Et pourtant, ils sont demandeurs. Ainsi 43 % de ceux qui surfent souhaitent que cela permette des échanges plus faciles et plus fréquents, 42 % aimeraient partager des expériences professionnelles et 34 % un gain de temps alliant rapidité et interactivité… Pour les psychiatres, MyPsynk a été créé et en est déjà à sa version 2. L’interface est bien faite, il est simple d’emploi et n’a pas à ma connaissance de concurrent, et, néanmoins, même si la Loi de juillet 2011 mobilise un peu, il a du mal à démarrer. Manque-t-il un ingrédient, pour ce site ou un autre, et si oui lequel ? La question reste posée.