La Revue

Gallica
Agrandir le texte Réduire le texte Carnet/Psy N°190 - Page 58 Auteur(s) : Eric Boissicat
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De tout temps, l’homme a été assoiffé de connaissances qu’il a voulu conserver et classer dans des bibliothèques. La plus ancienne à vocation universelle était celle d’Alexandrie qui se proposait de rassembler tous les ouvrages de référence en les rendant accessibles par une traduction en grec, la langue dominante de l’époque. À l’ère de l’informatique, ce désir a persisté et l’arrivée d’internet a permis la naissance de vastes projets visant non seulement à mettre à disposition de nouveaux ouvrages numériques, mais aussi à autoriser la numérisation des livres ou revues anciennes, sous la forme d’images ou de fichiers texte, plus économes en ressources mémoire et facilitant la recherche de mots ou d’expressions. Les États-Unis avec la bibliothèque du congrès, fédérale, ou Google livre, qui a des velléités commerciales, ont pris les devants, mais les pays européens et en particulier la France, ne sont pas en reste. Elle participe en effet à ce mouvement avec Gallica qui est la version numérique de la Bibliothèque Nationale de France. En libre accès, elle regroupe des livres numérisés, des cartulaires, des revues, des photos et une collection d’enluminures. À ce jour, elle donne accès à plus de 2,5 millions de documents accessibles par un moteur de recherche. “Psychanalyse” proposée à ce dernier obtient 4474 résultats, tandis que “scotome” en ramène 964 et “Œdipe” plus complexe 3640… Vous pouvez même contribuer à la numérisation des collections en choisissant un ouvrage que vous souhaitez adopter à partir du catalogue général. Gallica conservera le souvenir de votre générosité par une mention personnalisée à côté de l’ouvrage numérisé. Enfin, il existe une application pour les smartphones qui permet d’y accéder en tout lieu, à tout moment, à condition d’être connecté. La souris est devenue l’instrument du rat de bibliothèque…


Eric Boissicat
psy@orkal.net