La Revue

https://zoom.us/
Agrandir le texte Réduire le texte Carnet/Psy N°238 - Page 50 Auteur(s) : Yann Leroux
Article gratuit

Du fait de la pandémie COVID-19 et des restrictions qui sont apportées par les autorités sanitaires, de nombreux cliniciens envisagent d’avoir une partie ou la totalité de leur pratique en ligne. Il existe malheureusement peu de documents pour guider ces premiers pas dans les pratiques distantes.

En quelques semaines, Zoom s’est imposé comme le principal outil pour travailler en ligne. Sans surprise, l’application a été critiquée pour des questions de sécurité et de confidentialité. Il est vrai qu’elle n’est pas sans défaut, mais elle a été jugée assez sécurisée pour être recommandée par la célèbre Tavistock Clinic.

Pour utiliser Zoom, il suffit d’être équipé d’un ordinateur ou d’un smartphone. L’utilisation d’un casque est recommandé car cela augmente le confort de la session. Chaque utilisateur doit créer un compte sur la plateforme, télécharger le client et l’installer sur son ordinateur. Les personnes qui utilisent un smartphone doivent télécharger et installer l’application. Il est aussi possible d’utiliser Zoom en passant par le navigateur.

Zoom permet de créer des rendez-vous en ligne qui peuvent être directement ajoutés dans un calendrier numérique. Chaque rendez-vous a un lien unique qui est partagé avec les clients. Pendant la session, le psychothérapeute peut ouvrir et fermer les micros des participants. Il existe différentes offres commerciales mais le plan gratuit est généralement suffisant. Il permet d’accueillir jusqu'à 100 participants pour des sessions de 40 minutes. Cette limite n’existe pas pour les sessions en tête à tête.

Pour ceux qui ne sont pas intéressés par Zoom, il existe des alternatives comme Jits qui ne nécessitent aucun téléchargement.

Bien évidemment, le clinicien doit s’assurer de la confidentialité des échanges. Pendant la session, il est important de choisir un endroit bien éclairé et d’être cadré en “plan poitrine”. Il est aussi important de respecter une unité de lieu pour assurer la permanence du cadre. À l'exception de la confidentialité, ces règles ne s’imposent pas au client. Le cadrage, la lumière, l'arrière-plan font partie de son cadre interne.

Le positionnement du clinicien pendant la session est le même qu’en face-à-face. Il doit être totalement disponible au client, confiant, chaleureux, ouvert et digne de confiance. La différence est que cette attitude doit aussi prendre en compte les problèmes techniques qui ne manqueront pas d’arriver. Le psychothérapeute doit alors contenir le problème, rétablir le lien avec le client s’il a été endommagé et examiner comment le client réagit au problème technique et aux actions entreprises par le clinicien.

Yann Leroux
yann.leroux@laposte.net