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Le premier lien. La théorie de l'attachement
Agrandir le texte Réduire le texte Carnet/Psy N°82 - Page 27 Auteur(s) : Pierre Delion
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Théorie de l’attachement

Retrouvez le dossier coordonné par B. Pierrehumbert  dans le Carnet Psy  n°48 "L'attachement, de la théorie à la clinique" réédité aux éditions Erès, dans la collection Carnet Psy. En rendant compte ici largement de l'ouvrage de Blaise Pierrehumbert, Pierre Delion apoorte une nouvelle pièce à ce débat fondamental

Quand j'ai commencé à regarder par la table des matières comme à mon habitude, le livre de Blaise Pierrehumbert, je me suis dit qu'il serait fidèle à l'idée que tous ceux qui le connaissent se font de lui : cet ouvrage deviendrait la référence en langue française sur la théorie de l'attachement et permettrait à l'étudiant, au professionnel de la petite enfance, au chercheur, de disposer, en complé(te)ment du précis de Nicole et Antoine Guedeney qui avait déjà bien ouvert ce champ passionnant, de la somme tant attendue à ce sujet. Mais au moment de refermer ce livre et d'en rédiger le compte rendu, je dois vous dire que non seulement Blaise Pierrehumbert a fait ce qu'on attendait de lui, en tant que scientifique, mais qu'en plus, il l'a fait avec quelque chose qui est à mes yeux inestimable, il en a déroulé la trame en véritable historien des sciences, se situant ainsi dans la droite ligne d'un des plus célèbres de ses pères helvétiques, Jean Piaget le "tertium". Même le commentaire de la belle peinture de Palma Vecchio, la Sacra Conversazione de 1520, qu'il a placée en couverture, est extrêmement touchant parce qu'il est lui aussi articulé avec l'histoire des hommes.

L'ouvrage est divisé en cinq parties : l'émergence historique, le détour par la psychologie, les controverses, le nouveau tournant et des perspectives pour demain. La première partie permet de faire un point complet sur le contexte historique, à la fois culturel et scientifique, clinique et psychologique, dans lequel la théorie de l'attachement a vu le jour, fruit des préoccupations de John Bowlby, psychanalyste passionné d'éthologie et surtout entraîné sans cesse et toujours plus loin par sa pulsion épistémophilique au service des bébés, des jeunes enfants et de leurs mères. C'est dans sa trilogie, Attachement et perte, dont le premier volume est paru en 1969, que Bowlby va exposer les bases complètes de sa théorie, faisant suite à ses travaux sur la délinquance, le deuil et la séparation. Puis il va tenter d'approcher la question de l'amour maternel d'une façon plus psychopathologique que les behaviouristes, se situant finalement plus dans la lignée de Ferenczi, Hermann, et sans doute Szondi, Klein, Winnicott et Balint qu'il y paraît. Et c'est de la relecture de ces phénomènes de l'agrippement que vont découler les prémisses de sa théorie de l'attachement.

On sait par ailleurs le grand avenir qui sera réservé à ces notions sous leur forme métapsychologique avec les mécanismes d'identité adhésive mis au jour par Esther Bick. Pour Bowlby, c'est la relation qui est primaire, mais si cela vient en premier, cela ne s'oppose pas à l'importance de la sexualité infantile défendue par les psychanalystes. Le concept de pulsion d'attachement (Golse) me semble une possible jonction entre deux mondes que beaucoup souhaitent voir en opposition, et qui, à mes yeux, ont beaucoup plus de choses en commun que de divergences irrémédiables. En tout cas, des auteurs importants, tels que R. Emde, D. Stern, et P. Fonagy pour ne citer qu'eux, ont contribué à une psychopathologie du développement dans une perspective scientifique qui intègre des notions provenant à la fois de la psychanalyse et de la théorie de l'attachement. Et ce sont les deux principales héritières de Bowlby, Mary Ainsworth et Mary Main, qui ont justement permis l'ancrage de la théorie de l'attachement dans la psychologie du développement.

Dans le détour par la psychologie, Mary Ainsworth va mettre au point la méthode expérimentale qui consacrera sa notoriété, la situation étrange, dont la dénomination rappelle plus Freud et son "inquiétante étrangeté" que le sens accordé aujourd'hui aux phénomènes paranormaux. Si l'intérêt de Bowlby était de fonder une théorie générale permettant de comprendre le développement relationnel de l'enfant , ainsi que les déviations de ces mécanismes pour approcher chaque cas particulier de la clinique, l'apport de Mary Ainsworth est de montrer l'existence de variations individuelles au niveau de ces mécanismes et d'intégrer ces différences dans une théorie ; de Kampala en Ouganda jusqu'au John Hopkins Hospital à Baltimore aux USA, elle va recueillir les éléments de ce qui donnera la strange situation, décrite pour la première fois dans son article de 1969, Attachment and exploratory behaviour of one-year olds in a strange situation. Cette expérience a ceci de remarquable qu'elle est aisément reproductible et donc comparable entre les expérimentateurs. Elle est composée de huit épisodes de trois minutes environ qui permettent d'observer ce qui se passe entre un enfant d'un an environ, son parent et l'examinateur lors des différents scénarios de rencontres, de séparations et de retrouvailles. Ainsworth en déduit trois catégories d'attachement : la catégorie A, celle des anxieux évitants (22%), la B, celle des sécures ou sécurisés (66%) et la C, celle des anxieux résistants ou ambivalents (12%). Ces proportions vont d'ailleurs faire l'objet de comparaisons transculturelles de la part de Van Izjendoorn et coll. en 1988 (p. 167), qui retrouveront dans les trente-deux populations étudiées les mêmes résultats, sorte de vérification de l'universalité du propos.

A ces premiers types d'attachement, Mary Main va en adjoindre un quatrième, la catégorie D, celle des "anxieux désorganisés ou désorientés" (p. 147). En reprenant les études précédentes, elle va aboutir à 15% des enfants qui présentent un tel type d'attachement. C'est dans cette nouvelle catégorie que se retrouveront souvent les enfants porteurs d'une problématique d'abus, de maltraitance ou de négligence, mais également les enfants issus d'un parent ayant subi lui-même un traumatisme ou un deuil resté non résolu. Se pose aussitôt la question de l'intérêt de cette théorie pour "prédire" en fonction des résultats retrouvés, le destin des enfants examinés.

Or là encore, Blaise Pierrehumbert se montre très prudent car il fait bien la part des choses entre les prédictions à valeur statistique et la prévention. A cet effet, il nous conte l'histoire de Pierre, dont il va conclure que "ces termes (prédiction et prédicteur) doivent se comprendre dans un sens statistique. C'est-à-dire qu'il s'agit d'associations qui se répètent de façon significative dans les observations, entre deux phénomènes, l'un étant chronologiquement antérieur à l'autre. Mais cette notion de prédiction n'implique pas forcément un lien de causalité entre les deux phénomènes" (p. 121). Et de nous donner quelques exemples intéressants : "la plupart des études s'accordent sur le fait que le parent favorisant un attachement sécurisé se montre accessible, disponible, sensible aux signaux de l'enfant ; ses réponses sont ajustées à l'enfant ; on dira que le parent est "répondant" aux signaux ; de plus il se montre prévisible, capable d'un partage d'affects, de synchronie dans les échanges et encore d'attention conjointe (p. 123)". Puis "les mères dont l'enfant adoptera à un an un type d'attachement sécurisé, se montrent déjà, lorsque l'enfant a trois mois, plus sensibles et plus promptes à répondre à ses pleurs (.) et l'auteur montre que les enfants auxquels les mères ont beaucoup répondu durant la première année, sont ceux qui pleureront le moins par la suite" (p. 122). Ces données confirment la grande proximité avec la pensée winnicottienne, et notamment avec cette notion très importante dans son oeuvre, la good enough mother que Joyce Mac Dougall préfère traduire par "mère adéquate sans plus", et dont le talent réside justement dans la bonne attitude avec l'interprétation des signes émis par son bébé.

Dans cette même perspective, Pierrehumbert aborde la question de la prévention périnatale à partir de l'enseignement réalisé par le premier titulaire d'une chaire de périnatalité, Channi Kumar, qui insiste sur l'importance de la dépression postnatale dans les difficultés de développement du bonding (la face parentale de l'attachement) et en fait un problème de santé publique (p. 128). Il s'appuie également sur les travaux de Ouriel Rosenblum, Philippe Mazet et Hervé Bénony, qui tentent de préciser les liens entre le type d'attachement et la qualité de la dépression du post-partum de la mère (p. 130). La problématique de la prématurité permet elle aussi de recenser à partir des travaux de Wotke et Gutbrod quelques résultats qui intéresseront les pédiatres en charge de cette pathologie : "sur 72 enfants prématurés, ils retrouvent significativement moins d'attachement sécurisé (51% contre 65% dans leur population témoin) ; ils trouvent également moins d'attachements anxieux évitants (3% contre 20%), une proportion similaire d'attachements anxieux résistants (6% contre 5%). La surprise vient de la proportion étonnante d'enfants avec un attachement désorganisé : 40% chez les prématurés contre 10% dans la population témoin" (p. 132).

Reprenant la synthèse de tous ces éléments, Pierrehumbert nous propose les conclusions suivantes : "La qualité des soins semble ainsi, dans une certaine mesure du moins, prédire la qualité de l'attachement et celle-ci semble de son côté être associée à de meilleures chances en ce qui concerne le devenir de l'enfant (.) Les données des études "prédictives" semblent indiquer que l'expérience des premières relations va contribuer à la formation d'un schéma, ou d'un noyau d'expérience de soi et des autres. Ce noyau d'expérience va alors guider l'enfant dans son appréhension du monde, physique et social. Ces études montrent également que les réponses du milieu vont généralement renforcer ce noyau d'expérience" (p. 144). Ce sont précisément ces éléments qui vont nous permettre, à nous les praticiens de proposer des démarches et des dispositifs de prévention dans les situations qui, pour étranges qu'elles peuvent être parfois, n'en sont pas moins sensibles aux approches thérapeutiques que la théorie de l'attachement nous permet d'élaborer avec les professionnels de la petite enfance au contact direct des bébés et de leurs parents.

Il s'agit, pour reprendre le terme proposé par Geneviève Balleyguier, de rompre ainsi la "spirale de transactions" (p153) délétère pour les interactions pathologiques. C'est dans cette perspective que les travaux de Dympha Van Der Boom (p 152) réalisés sur l'amélioration des capacités de la mère à répondre aux demandes de l'enfant (responsiveness), à propos de bébés irritables, montre qu'un petit investissement de prévention peut donner de grands résultats thérapeutiques. Et pourtant, "l'importance de ces spirales de transaction, l'insistance sur les ressources en regard des risques n'ont pas toujours été entendues et l'on a souvent simplifié la théorie de l'attachement en la réduisant à une théorie déterministe amplifiant le rôle de la mère, et la culpabilisant au passage. Cette compréhension, excessivement tronquée, a naturellement suscité des controverses" (p. 161).

En guise d'introduction à ces controverses, Pierrehumbert, après avoir admis le génie de Mary Ainsworth, reste avec l'idée qu'il subsiste la question de savoir quelle est la réalité psychologique qui se cache derrière ces concepts, ou plus précisément derrière les comportements de l'enfant, incités par cette situation artificielle de laboratoire" (p. 180). Et de commencer ce chapitre par une histoire encore très réussie, celle du combat entre l'inné et l'acquis, entre tempérament et attachement. Ce faisant, l'auteur nous rappelle avec philosophie que ce vieux débat mérite aujourd'hui d'être transcendé et il nous amène à penser que le développement de l'enfant se situe entre la co-construction et l'auto-organisation, reconnaissant ainsi à chacun des éléments du monde interpersonnel du bébé le rôle spécifique qu'il a à jouer. Viennent ensuite les questions théoriques qui tournent autour des attachements multiples : monotropie, attachement au père, gardes partagées et non parentales. Pour chacune de ces "figures", la notion de qualité est déterminante, et les approches attachementistes ne font que les mettre en évidence, ce qui n'est pas le moindre de leurs intérêts, en fonction de plusieurs modèles rappelés par l'auteur : le modèle hiérarchique (l'attachement à la mère est un prototype qui va influencer les relations d'attachement subséquentes), le modèle intégratif (la présence de deux relations d'attachement sécurisées est davantage bénéfique qu'une seule, et une seule l'est davantage qu'aucune) et le modèle indépendant (chacune des relations a un effet sur une dimension spécifique du développement).

Ces développements sont l'occasion pour l'auteur de soulever dans les formulations de la théorie de l'attachement les aspects qui peuvent sembler rétrogrades (p. 249) du point de vue de l'émancipation féminine ou du rôle obscur et secondaire dans lequel elle relègue le père. Enfin l'expérience du maternage insolite tel qu'il a été développé à Loczy par Emmi Pickler est étudiée d'une façon très intéressante car elle "ne confirme pas - et d'une certaine manière elle réfute au contraire - la crainte d'implications dramatiques d'une réduction de disponibilité de la figure d'attachement. Dans son application à la garde de jour, l'enseignement d'Emmi Pickler montre que le milieu familial n'est pas l'unique et irremplaçable creuset du développement de l'enfant. Enfin il attire notre attention sur le fait que les descriptions des caractéristiques de la parentalité, telles que les font les théories du développement, ne devraient pas être considérées de façon aussi impératives que la littérature le suggère" (p. 246).

Puis vient un nouveau tournant, celui du retour. "Suivant un mouvement lancé en France par Serge Lebovici, on tend depuis à reconsidérer le débat sur l'attachement, la relation d'objet, l'inconscient et la pulsion, dans un esprit d'ouverture. Après le détour par la psychologie du développement, le tournant, c'est donc l'amorce du retour. Retour d'une théorie enrichie, moins naïve, plus ouverte, vers la clinique et la psychanalyse, là d'où elle était partie" (p. 250).

Mary Main, psychologue à Berkeley, propose alors de s'intéresser dans uns sorte de vérification à distance, aux procédures d'attachements des adultes. Et de créer l'Adult Attachment Interview ou l'entretien semi-structuré d'attachement adulte, pour disposer d'une méthode permettant de saisir quelque chose du monde interne de l'individu, que l'on peut supposer s'apparenter à ces fameux modèles internes, les schèmes d'action de Piaget enrichis par Bowlby sous le terme de "modèle interne opérant". L'individu interviewé fera partie de trois catégories corrélatives à celles de la strange situation, Ds, F ou E ; une quatrième catégorie U n'entre en ligne de compte que lorsqu'il y a évidence d'un traumatisme dans l'histoire de la personne. Il est remarquable que leur distribution dans la population générale soit très proche de celle de la strange situation : 27% de Ds pour 22% de A, 56% de F pour 66% de B et 17% de E pour 12% de C.

Plusieurs concepts importants vont en découler, parmi lesquels la "capacité de conscience réflexive" (Peter Fonagy), capacité qui permet de décrire l'accès aux émotions, contrairement à l'alexithymie, et qui est à la fois méta-cognitive et méta-émotionnelle, et la "cohérence du discours auto-biographique", soit horizontale (au niveau du contenu du discours), soit verticale (congruence entre les niveaux d'organisation de l'information). Dans l' "échantillon de classe moyenne du Minnesota" (p. 266) suivi depuis l'enfance, avec une strange situation à un an et un AAI à 21 ans, une correspondance de 72% entre les catégories est retrouvée. Cette continuité dans la proximité des modèles internes opérants entre 1 et 21 ans peut sembler remarquable si l'on se réfère à la somme des expériences faites en vingt ans par ces sujets. Toutefois, il me semble également important de se dire que 28% d'entre eux ont pu changer, et ce, en ayant précisément vécu les mêmes expériences. Cette constatation me paraît intéressante à garder en mémoire pour faciliter nos idées de dispositifs préventifs. Mais la continuité ne se limite pas à l'individu, à son passé et à son présent : elle peut aussi impliquer les autres. Et dans les relations entre les parents et les enfants, il faut aussi considérer une autre sorte de continuité, celle qui traverse les générations. S'appuyant sur les travaux de Selma Fraiberg, sur "les fantômes dans la chambre des enfants" (titre de son article princeps), Pierrehumbert tente d'approcher la question du chaînon manquant dans les processus transgénérationnels (Lebovici) et intergénérationnels. Il rappelle que la théorie de l'attachement travaille sur ce qui est présent (les soins réels, les interactions avec la mère.) tandis que la théorie psychanalytique s'intéresse à l'absence, ce que Bernard Golse nomme la transmission en creux, bien illustrée par le phénomène de "crypte" décrit par Abraham et Torok ; mais il lui apparaît que si la qualité des soins parentaux constitue un maillon vraisemblable dans la répétition d'une génération à l'autre, il semble insuffisant à tout expliquer.

C'est dans cette voie, à la recherche d'une explication de la transmission des invariants structuraux, que Bretherton a inventé "le complètement d'histoires" (p. 298). Il s'agit de faire appel aux capacités narratives de l'enfant. Cela permet un accès à son monde interne. "Chez l'enfant, l'accès aux émotions et l'insertion de celles-ci dans un déroulement cohérent donneraient au narratif une qualité particulière, reflétant la capacité de son auteur à réguler les émotions, à les traiter et les contenir dans une histoire organisée. Que le narratif concerne l'histoire de la personne elle-même, comme dans l'entretien d'attachement, ou une histoire fictive, dans le complètement d'histoires de l'enfant, des processus similaires semblent être à l'oeuvre" (p. 307). Ces approches quasi-expérimentales sont de plus très intéressantes en ce qui concerne l'organisation de scènes psychothérapiques avec les enfants. D

ans une dernière partie, Blaise Pierrehumbert fait état des perspectives pour demain. Après avoir fait le tour des difficultés et problèmes qui restent en suspens dans cette vaste théorie, il se penche avec une grande ouverture d'esprit sur les impacts cliniques et thérapeutiques qu'elle permet et prend quelques exemples qui lui semblent intéressants aujourd'hui, tels que les pathologies psychosomatiques et les conduites addictives. Cela l'amène à s'interroger à nouveau sur les grandes questions qui ouvraient son ouvrage : la sexualité, la pulsion, l'objet et l'amour.

Au terme de ce voyage passionnant, l'auteur fait un panoramique de l'évolution des liens entre l'enfant et l'adulte, l'adulte et l'enfant et les multiples variations que ces personnes savent inventer quand elles sont ensemble, cet amour devenu une "valeur nécessaire, impérative et non contingente" (p. 372). Et réfléchissant sur la société actuelle, il pose en anthropologue la question suivante : "des liens affectifs, devenus impératifs et nécessaires, ne sont-ils pas trop enfermants ? Nous avons voulu montrer que l'attachement, qu'il soit amoureux, filial ou parental, peut représenter une base de sécurité, promouvoir l'ouverture, tout comme il peut aussi devenir enfermement, dépendance. Ainsi, l'attachement comme l'amour peuvent servir l'immobilisme autant que le changement" (p. 372).

Je pense profondément que ce livre très "attachant", par les perspectives intelligentes et généreuses qu'il propose, nous aidera à changer "juste ce qui suffit" (Chaigneau) dans nos pratiques et nos théorisations, pour mieux les mettre au service de ceux qui en ont le plus grand besoin dans le domaine de la psychopathologie.