La Revue

Association Sparadrap, Centre National de ressources sur l'enfant et l'hôpital
Agrandir le texte Réduire le texte Carnet/Psy N°52 - Page 26 Auteur(s) : Flore Cauchard
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C'est à l'occasion d'un petit déjeuner de presse, où des journalistes de différents horizons étaient conviés à partager croissants et cafés, que j'ai découvert l'association Sparadrap. Ses nouveaux locaux tout de blanc et de jaune peints, rayonnants de soleil en cette matinée, sont à l'image de ses fondateurs, accueillants et chaleureux. La Fondation de France, dont l'action est guidée depuis trente ans par deux grands axes, l'amélioration des conditions de vie des enfants malades et l'humanisation des pratiques professionnelles, a soutenu et encouragé cette initiative. Elle a ainsi permis à Sparadrap de devenir une véritable source de richesses.

Phrase phare de cette démarche associative, "Parce que c'est pas du jeu d'être malade" souligne bien la rupture que représente une hospitalisation pour un enfant avec sa famille, ses amis, son école... L'important, rappelle Didier Cohen-Salmon, Président de Sparadrap, est de prendre en compte l'enfant dans sa globalité, de ne pas oublier qu'il a une vie avant et après l'hôpital. L'idée princeps est ici bien celle de "l'enfant et l'hôpital" et non de "l'enfant à l'hôpital". Considérer l'enfant comme une personne humaine avec ses droits et ses souffrances, lui donner la parole et reconnaître que ce moment est une véritable épreuve, tels sont les objectifs de Sparadrap. Parler de la douleur commence peu à peu à être possible mais les tabous qui l'entourent ont du mal à perdre leur ancrage.

L'aspect ludique, médiateur privilégié de ce travail, permet une diffusion plus facile et davantage appropriée des informations : des livrets, des films, des objets tels qu'un sifflet sirène, un masque d'anesthésie parfumé ou encore une carte postale et un certificat de bravoure sont mis à la disposition des enfants et de leurs familles. Ce sont ces "petits-riens" qui font toute la différence et rendent une hospitalisation moins pénible.

Pour travailler selon cette ligne directrice, Sparadrap se revendique neutre et indépendante au sein de l'hôpital. Sparadrap propose d'informer, de conseiller et d'orienter les parents mais également d'amener les professionnels de la santé à réfléchir sur leur pratique, à mettre en place des initiatives. Pour cela, une médiathèque rassemblant plus de 1200 références est ouverte au public, des aménagements d'espaces pédiatriques sont en projet, des formations pour les professionnels concernés sont développées, mais aussi une diffusion de petits livrets illustrés destinés aux enfants qui vont ou qui sont hospitalisés ainsi qu'à leurs familles est en place. Ces brochures (Coralie, la petite fille abricot, Mon bel Ilizarov ou encore Une pompe... pour avoir moins mal, J'aime pas les piqûres !), témoignages-informations, vont permettre par leur justesse et leur sensibilité d'accompagner l'enfant et sa famille dans ces moments difficiles que sont l'hospitalisation et la maladie.

Pour continuer à naviguer dans cette direction, Sparadrap a besoin d'échanges, de dialogues, d'interactions avec les familles et les professionnels, afin que l'information vive et continue son chemin. Alors une chose reste à faire, courez-y et vous serez accueillis en chanson, comme ils savent si bien le faire et nous l'ont montré, ce matin-là, sur un air de Charles Trenet.

Association Sparadrap, 48 rue de la Plaine, 75020 Paris Tel : 01 43 48 11 80 Fax : 01 43 48 11 50.