Carnet/Psy n° 103 : La psychanalyse en question

Paru le 2005-11-01

SOMMAIRE

ANALYSES D’OUVRAGES

À PROPOS DE

DOSSIERS

La psychanalyse en question : Noirceurs
La psychanalyse en question : Quelques réflexions à propos d'un "Livre noir" et d'un article du Monde du 16 septembre 2005
La psychanalyse en question : La dimension criminelle de la psychanalyse
La psychanalyse en question : L'ombre et la lumière
La psychanalyse en question : Les TCC ne sont pas des psychothérapies
La psychanalyse en question : Psychanalyse : allons à l'essentiel
La psychanalyse en question : Pourquoi les toxicomanes meurent... ?
La psychanalyse en question : La normalité, c'est la perversion
La psychanalyse en question : L'idéologie du vrai
La psychanalyse en question : Questions à Daniel Widlöcher

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ÉDITORIAUX

Plaidoyer pour une complexité partageable

Entre le rapport INSERM sur les troubles des conduites des enfants et des adolescents et le Livre noir de la psychanalyse, les "psy" pourraient se sentir mis en position délicate par les contenus qu'ils ont largement répandus dans notre société. Mais le niveau des arguments et la misère de la stratégie utilisés deviennent presque une indication de la faiblesse des attaquants. Tout se passe comme si ces âmes nobles, éprises de scientificité, continuaient de penser le monde en deux ou trois dimensions, sans avoir pris la juste mesure de sa complexité. Aussi bien les auteurs besogneux des rapports de l'Inserm, généralisateurs, que ceux, plus thanatophores, du Livre noir, couleur mélancolique s'il en est, se font les chantres d'une nouvelle morale érigée sur l'Evidence Based Medicine, en oubliant trop facilement que la dite médecine, dont la psychiatrie est une branche, tente d'allier tant bien que mal les apports de la science et de ses découvertes, avec la relation humaine et ses contraintes, dans laquelle elle continue pour l'instant de se déployer.

Jusques à quand faudra-t-il plaider en faveur de la complexité pour en arriver à ce que les différents tenants de telle ou telle position praxique puissent accepter de s'asseoir autour de la table des savoirs partagés en y posant d'abord leurs armes conceptuelles avant de céder à la tentation de la haine qui, si elle est éventuellement cathartique pour ceux qui s'y complaisent, se fait toujours au prix de la vie psychique de celui qui est haï ? Je ne vois, pour sortir de ces méchants scénarios, que la solution de "penser" d'abord les articulations des différents "continents" qui sont actuellement encore relativement autonomes, les neurosciences, les psychothérapies, les psychologies, l'anthropologie, pour en arriver ensuite à une conception supra-continentale qui transcende quelque peu nos tendances totalisantes.


Les anciens numéros (Tout voir)

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Dix ans déjà ! - Psychanalyse et sexualité aujourd'hui

Penser l'autre, être pensé par l'autre : intérêt de la notion de "Théorie de l'Esprit" pour la psychopathologie

Psychothérapie et psychanalyse

Actualité sur l'autisme ; Entretien avec Colette Chiland