Carnet/Psy n° 104 : Réflexions sur l'autisme

Paru le 2005-12-01

SOMMAIRE

ANALYSES D’OUVRAGES

Fondements de la technique psychanalytique
Penser la mélancolie, une lecture de Perec
Leçons psychanalytiques sur Masculin Féminin
L'utérus artificiel
Mère et fils
La psychiatrie foetale
Parole d'homme
L'Oedipe
Quel temps pour le placement familial ?

À PROPOS DE

Le licenciement avec effet immédiat comme solution aux tensions institutionnelles
Reflexions sur l'autsime : Nos gènes et nos rencontres

DOSSIERS

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ÉDITORIAUX

Les filles et les fils de la République sont tous des enfants de familles polygames !

Non, la polygamie n'est pas responsable de la violence des jeunes dans certaines banlieues françaises meurtries !! Cela n'est vrai ni d'un point de vue statistique, ni d'un point de vue sociologique, ni anthropologique, ni encore moins psychologique, ni même philosophique. Ni les chiffres, ni les faits observés, ni la clinique quotidienne dans les banlieues françaises n'autorisent le moindre lien entre ces termes.

Alors comment en sommes-nous venus à défendre des positions aussi simplistes, fausses et scandaleuses ? Un député a proposé cette explication contestable, un ministre l'a dit dans une interview. et voilà qu'on s'est mis à le susurrer avec plus ou moins de conviction. Voilà une responsable et coupable facile : la différence culturelle incarnée aujourd'hui par la polygamie. L'autre est archaïque, violent, barbare, machiste, malveillant à l'égard des enfants.. et polygame. Forcément, il est autre. De quelle polygamie parle-t-on ? D'un phénomène anthropologique ultra minoritaire dans les migrations familiales en France qui par ailleurs implique une organisation familiale, économique, spatiale, un lien entre des femmes qui vont partager un même mari et qui propose une structuration psychique pour les enfants claire et repérable par eux. Ce qui est implicite dans le lien supposé entre polygamie et violences, c'est que la polygamie rend plus complexe la structuration affective des enfants. Voilà comment on pervertit la connaissance de l'autre et l'on méconnaît la sienne. L'enfant a besoin de parents, d'une famille, la sienne, pas la nôtre ou telle qu'on voudrait qu'elle soit. Médisez, médisez, il en restera toujours quelque chose !


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Dix ans déjà ! - Psychanalyse et sexualité aujourd'hui

Penser l'autre, être pensé par l'autre : intérêt de la notion de "Théorie de l'Esprit" pour la psychopathologie

Psychothérapie et psychanalyse