Carnet/Psy n° 121 : Clinique des techniques de l'information et de la communication. Chantiers d'une clinique en extension (2è partie)

Paru le 2007-11-01

SOMMAIRE

ANALYSES D’OUVRAGES

Mécréance et discrédit II. Les sociétés incontrôlables d'individus désaffectés
Le travail de deuil
Le bébé et le temps
Qui sommes-nous avant de naître ?
Le temps des victimes

À PROPOS DE

DOSSIERS

Chantiers d'une clinique en extension (2) L'entretien clinique au téléphone
Chantiers d'une clinique en extension (2). Espaces imaginaires des jeux de rôle
Chantiers d'une clinique en extension (2). Psychopathologie des jeux en ligne
Chantiers d'une clinique en extension (2). Le "chat" au masculin : la quête du narcissisme
Chantiers d'une clinique en extension (2). Le Web et l'ataxie de Friedreich
Chantiers d'une clinique en extension (2). Télépsychiatrie : quelle distance ? Eric Boissicat
Chantiers d'une clinique en extension (2). La "e-santé" mentale périnatale
Chantiers d'une clinique en extension (2). Psychothérapie et réalité virtuelle
Chantiers d'une clinique en extension (2). Guérir avec les jeux vidéo
Chantiers d'une clinique en extension (2). Virtuellement vôtre. Les sites de rencontre
Chantiers d'une clinique en extension (2). L'illusion d'un autre Réel désincorporé
Chantiers d'une clinique en extension (2). Des concepts psychanalytic ? Dispositifs limites et théories virtuelles
Chantiers d'une clinique en extension (2). Bibliographie

RECHERCHES

ENTRETIENS

ACTES

HOMMAGES

LE TEMPS QUI PASSE

Le temps qui passe...

LE SITE DU MOIS

ÉDITORIAUX

Place au jeu

Mais où est donc passé Winnicott ? Je le cherche en vain dans les débats de notre temps. La place est occupée par le "sérieux", la pensée opératoire, le souci de l'efficace, du temps gagné, du principe de précaution, le besoin de maîtrise, de prévisions fiables et garanties., dès les premiers temps de la vie jusqu'à son terme. La peur et la violence conjuguées qui animent cet état d'esprit se cachent sous les atours d'un désir explicite de bien faire qui parait sidérer les capacités critiques de nos contemporains. La peur de la surprise, des fantasmes, de la créativité, du nouveau, de l'autre, règne. L'action remplace la réflexion. Le verbe avoir remplace progressivement le verbe être, comme l'objectivité est érigée en idéal par rapport à la subjectivité dont il faudrait se méfier.

Les effets en sont à présent visibles dans les cours de récréation, comme dans les institutions de soins -pour ne citer qu'elles- où prévalent les règlements de comptes et la comptabilité. Les professionnels des soins sont sommés de produire toujours plus de procédures, protocoles, comptes-rendus et se voient en même temps reprocher de ne pas "produire" suffisamment d' "actes de soins" !

Alors, redevenons les avocats du jeu ; ne confondons pas les jouets (y compris les plus modernes) avec le verbe jouer, recréons des espaces intermédiaires, perdons du temps avec les autres pour en gagner, faisons l'éloge de la rêverie, de l'ennui et de la ré-création ; accréditons et certifions que l'humain y gagnera à court, moyen et long terme. Redonnons ses quartiers de noblesse à la recherche, la curiosité, la poésie. Ne soyons pas là où on nous attend. Retrouvons le plaisir d'être dé-concertés. Place au jeu ! C'est une affaire sérieuse.


Les anciens numéros (Tout voir)

Clnique des techniques de l'information et de la communication. Des souris, des écrans et des hommes (1ère partie)

Questions à René Roussillon à l'occasion de la sortie du Manuel de psychologie et de psychopathologie clinique générale par Sylvain Missonnier

Colloque Didier Anzieu 2eme partie

Colloque Didier Anzieu 1ere partie

Hommage à Edouard Zarifian ; La première fois

Batterie d'évaluation des fonctions neuro-psychomotrices de l'enfant ; Apoptose pubertaire ou chronique d'une mort annoncée