Carnet/Psy n° 128 : Dépression du bébé, dépression de l'adolescent (1ère partie) - actes colloque BBADOS 2008

Paru le 2008-07-01

SOMMAIRE

ANALYSES D’OUVRAGES

L'objet, la réalité, la règle et le tact
J.-B. Pontalis, une oeuvre, trois rencontres : Sartre, Lacan, Perec
Femmes et doudou
Résumé des Oeuvres Complètes de Freud

À PROPOS DE

DOSSIERS

RECHERCHES

ENTRETIENS

ACTES

Dépression du bébé, dépression de l'adolescent (partie 1) : L'enfant triste
Dépression du bébé, dépression de l'adolescent (partie 1) : Discussion de l'exposé de Catherine Chabert (sur "L'enfant triste")
Dépression du bébé, dépression de l'adolescent (partie 1) : une vision longitudinale
Dépression du bébé, dépression de l'adolescent (partie 1) : La dépression a posteriori
Dépression du bébé, dépression de l'adolescent (partie 1) : La question de la dépression primaire
Dépression du bébé, dépression de l'adolescent (partie 1) : Pensées sur la position dépressive

HOMMAGES

LE TEMPS QUI PASSE

Le temps qui passe...

LE SITE DU MOIS

Techniques psychothérapiques

ÉDITORIAUX

Peut-on administrer le vivant ?

Comment contester la médicalisation de l'existence et l'expertise sécuritaire des conduites si elles constituent la solution rationnelle et technique aux problèmes humains ? Comment contester le "jardinage" biométrique des populations et la normalisation sociale des individus s'ils se fondent sur le souci de constituer, d'accumuler, d'accroître et d'améliorer le capital de l'espèce ? Comment contester la légitimité des diagnostics et des soins psychiatriques si les déviances comportementales se révèlent d'origines génétiques, neuro-développementales, et si l'adaptation au milieu est naturelle ?

Mais il n'y a pas d'Immaculée Conception des savoirs et de la science. Les savoirs émergent d'une niche écologique et culturelle qui rend possible leur construction. Les savoirs, les objets, les méthodes et les pratiques des sciences, en particulier du vivant, n'obéissent pas uniquement à une logique épistémologique définissant des régimes de vérité scientifique. Ainsi, la psychiatrie et la psychopathologie ne sont pas seulement des rationalités scientifiques et des pratiques professionnelles, elles constituent aussi des pratiques sociales qui participent au gouvernement des conduites apparaissant à un moment donné dans une société donnée. Michel Foucault parle de la psychopathologie comme d'un "fait de civilisation". Les diagnostics psychopathologiques qui prétendent à l'objectivité médicale et à la neutralité technique renvoient aussi en miroir, aux experts qui les posent la substance éthique de leur culture et de leur formation. Devrait-on se résigner à ce que de telles questions anthropo-logiques et politiques ne soient posées que sur le parvis des colloquesscientifiques, au moment où les experts digèrent, intriguent ou dépriment entre le café de l'éthique et le digestif de la réflexion métaphysique ? La psychanalyse est moins menacée aujourd'hui par le questionnement épistémologique de sa méthode que par les conditions sociales qui président à sa mise en oeuvre. 


Les anciens numéros (Tout voir)

La psychosomatique contemporaine (2è partie)

La psychosomatique contemporaine (1ère partie)

De l'usage du transfert : une conception psychanalytique - La mémoire de l'oubli, de la psychanalyse aux neurosciencesd

Aux sources culturelles de la psychanalyse, l'Oedipe relatif : Höderline et la question du père de Jean Laplanche - Empathies et intersubjectivités (ou d'un pluriel bien singulier)

Derrière le miroir, entretiens avec les parents dont le bébé a été observé selon la méthode d'Esther Bick

Entretien avec Paul Denis