Carnet/Psy n° 129 : Dépression du bébé, dépression de l'adolescent (2è partie) - actes colloque BBADOS 2008

Paru le 2008-09-01

SOMMAIRE

ANALYSES D’OUVRAGES

Le complexe fraternel
Maman-bébé : duo ou duel ?
La passion d'être soi. Cinq portraits

À PROPOS DE

DOSSIERS

RECHERCHES

ENTRETIENS

ACTES

Dépression du bébé, dépression de l'adolescent (partie 2) : Stupeur et figures dans la dépression
Dépression du bébé, dépression de l'adolescent (partie 2) : L'émotion dépressive et la co-construction des affects et des représentations
Dépression du bébé, dépression de l'adolescent (partie 2) : Dépression ou détresse du nourrisson
Dépression du bébé, dépression de l'adolescent (partie 2) : Les paliers de la conflicualité dépressive. Articulations entre la partie névrotique et psychotique de la personnalité. Dépression de vie et dépression de mort
Dépression du bébé, dépression de l'adolescent (partie 2) : Les dépressions maternelles en question
Dépression du bébé, dépression de l'adolescent (partie 2) : Dépressivité et dépression paternelles périnatales

HOMMAGES

LE TEMPS QUI PASSE

Le temps qui passe...

LE SITE DU MOIS

www.le cerveau.mcgill.ca

ÉDITORIAUX

Vous avez dit "psychothérapeute" ?

Le projet de décret d'application de la loi du 9 août 2004 relative à la politique de santé publique et plus particulièrement au statut de "psychothérapeute" jetterait, comme le dit le communiqué du Syndicat National des Psychologues "le public entre les mains d'une nouvelle profession labellisée par l'Etat, formée en moins d'un an (400 heures), avec seulement cinq mois de stage", avec un pré-requis de "niveau licence" toutes filières confondues. Ce projet de décret crée insidieusement une nouvelle profession, rivale de celle de psychiatre et de psychologue, de niveau de formation extrêmement bas. Ces nouveaux psychothérapeutes pourraient à terme remplacer les psychologues sérieusement formés (cinq ans d'études en psychopathologie clinique, trois années de stages supervisés, plusieurs mémoires théorico-cliniques, acquisition de techniques spécifiques en tests projectifs, entretiens cliniques, pratiques institutionnelles et groupales) dans les institutions médico-psychologiques. Ces techniciens para-médicaux pourraient même menacer le métier de psychiatre. En effet le cahier des charges lié au projet de décret réduit la psychopathologie clinique à un fatras de notions et de méthodes hétérogènes, disqualifiant du même coup la tradition de pensée psychopathologique et de rencontre clinique de la psychiatrie française. Le "titre" de psychologue précisément parce qu'il ne prétend pas constituer une garantie de compétence en psychothérapie, pousse nos étudiants devenus psychologues praticiens débutants à continuer leur formation en un devenir psychothérapeute. Si la "psychothérapie" devait devenir ce type d'aide minimaliste, alors il nous faudrait dire haut et fort que nous ne sommes pas psychothérapeute, mais psychiatre, psychologue, psychanalyste. Les psychologues n'ont pas assez lutté pour faire reconnaître leur singularité, et les discussions des psychanalystes sur ce qui dans leur clinique relève respectivement de l'analyse et de la psychothérapie sous-estiment le contexte. Mais il ne s'agit plus tant désormais d'une défense corporatiste que d'un grave problème de responsabilité face à nos concitoyens que ce projet de décret méprise foncièrement.


Les anciens numéros (Tout voir)

Dépression du bébé, dépression de l'adolescent (1ère partie) - actes colloque BBADOS 2008

La psychosomatique contemporaine (2è partie)

La psychosomatique contemporaine (1ère partie)

De l'usage du transfert : une conception psychanalytique - La mémoire de l'oubli, de la psychanalyse aux neurosciencesd

Aux sources culturelles de la psychanalyse, l'Oedipe relatif : Höderline et la question du père de Jean Laplanche - Empathies et intersubjectivités (ou d'un pluriel bien singulier)

Derrière le miroir, entretiens avec les parents dont le bébé a été observé selon la méthode d'Esther Bick