Carnet/Psy n° 139 : Humanité et animalité : les frontières du passage (1ère partie)

Paru le 2009-11-01

SOMMAIRE

ANALYSES D’OUVRAGES

Pourquoi l'antisémitisme ?
Construire et soigner la relation mère-enfant
L'originaire dans la création

À PROPOS DE

DOSSIERS

Introduction : humanité et animalité, les frontières du passages (partie 1)
Le statut philosophique de l'animal : ni homme, ni objet
Se regarder les yeux dans les yeux : un privilège des êtres humaines
La bête humaine
Le sentinelles
La spécificité symbolique du psychisme humain et la
La place de l'animal dans la psychothérapie de l'enfant
Je veux être vétérinaire
La Fondation A. et P. Sommer

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Entre l'animal et l'humain, la deuxième difficulté

Entre la première difficulté Copernicienne formulée du point de vue ontique (la terre n'est pas au centre de l'univers qui n'en reconnaît point, par définition même de l'infini) et la troisième difficulté apportée par la psychanalyse (« Le moi n'est pas le maître dans la maison » du fait de l'existence de l'inconscient ), S. Freud a situé une deuxième difficulté que l'on pourrait dire Darwinienne, à savoir que l'homme semble, finalement, n'être au fond qu'un animal parmi les autres.

Il est vrai que le vingtième siècle qui, selon B. Doray, « nous aura tout appris des multiples manières de détruire l'individu » résonne effectivement comme une triste confirmation de l'adage qui nous dit que « l'homme est un loup pour l'homme » .

Mais l'animalité ne serait-elle que négative ? Il y a aussi tout ce que l'homme a perdu en s'écartant, ne serait-ce que de très peu, de son animalité première, et si humanité il y a, ne serait-t-elle pas liée, paradoxalement, à cette capacité particulière de penser notre originaire, nos racines et notre histoire ? Les enfants ont, certes, besoin qu'on leur raconte des histoires, mais les adultes ont également besoin de connaître la leur, pour le meilleur et pour le pire.

Or, précisément, l'humain s'enracine dans l'animalité . pour le meilleur et pour le pire ! Entre l'animal et l'humain, il y a donc, bel et bien, une difficulté, la deuxième pour l'humanité selon S. Freud, mais deuxième ou pas, il s'agit aujourd'hui d'une difficulté qui vaut, pour nous, à la fois comme une entame narcissique et comme une incitation stimulante à la recherche de nos origines.


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