Carnet/Psy n° 146 : Mort et travail de pensée

Paru le 2010-07-01

SOMMAIRE

ANALYSES D’OUVRAGES

Freud et la France. 1885-1945
Pourquoi le cauchemar ?
Les états limites
Le conflit. La femme et la mère

À PROPOS DE

Un marché de dupes ? A propos du décret sur le statut des psychothérapeutes
Réaction de protestation au décret au titre de psychothérapeute

DOSSIERS

Confrontation à la mort d'un frère et construction psychique
La recherche de la mort pour échapper à la contrainte

RECHERCHES

ENTRETIENS

ACTES

HOMMAGES

LE TEMPS QUI PASSE

Le temps qui passe...

LE SITE DU MOIS

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ÉDITORIAUX

La psychothérapie pour les nuls

Dirons-nous assez combien nous vivons une époque formidable ! Tenez, prenez l’exemple de ce fameux décret sur les psychothérapies où l’on apprend que seuls les psychiatres sont, de par leur formation, habilités à pratiquer la psychothérapie et que pour les autres, il faudra qu’ils se forment en quelques mois de stage pratique et quelques heures de cours théoriques à la psychopathologie.

Vous me direz qu’il n’y a peut-être rien à redire à ce dispositif légal qui garantit ainsi aux usagers qu’enfin ils n’auront affaire qu’à des professionnels et qu’ainsi le spectre des charlatans s’éloignera pour le plus grand bien de notre société toute entière. On voudrait bien le croire, mais hélas, la réalité est toute autre. En effet, comment garantir quoique ce soit par une formation qui permet à des personnes non diplômées de devenir psychothérapeute en 400 heures avec un stage pratique de 6 mois, alors qu’il faut 5 ans de formation et 500 h de stage minimum aux psychologues pour obtenir le Master qui leur donne l’accès au titre de psychologue, mais pas à celui de psychothérapeute ?

Comment peut-on donner un quelconque crédit à un dispositif légal qui bafoue les règles les plus élémentaires de l’expérience et de la formation ? A lire entre les lignes, on s’aperçoit assez vite qu’il s’agit d’une OPA de la médecine sur la prise en compte de la réalité psychique et que dare-dare, il faudra bien que les psychologues et autres psychanalystes se fassent désormais à cette idée que la santé du corps et celle de l’esprit appartiennent à la médecine et qu’en dehors d’elle, il s’agira d’un exercice illégal. Tiens ! On a entendu ça il y a plus de soixante ans à propos de la psychanalyse précisément, ici (en France) ou là (aux USA).  Etonnant, non ?


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Entretien avec Jacques André

L'image et la pensée

Le sexuel chez le bébé

Les médiations thérapeutiques (2è partie)

Les médiations thérapeutiques (1ère partie)

Humanité et animalité : les frontières du passage (2è partie)