Carnet/Psy n° 151 : Winnicott et la création humaine (partie 2)

Paru le 2011-03-01

SOMMAIRE

ANALYSES D’OUVRAGES

Observations cliniques en psychopathologie du travail
Le rire à l'épreuve de l'inconscient
Liens fraternels et handicap : de l'enfance à l'âge adulte, souffrances et ressources
Les enfants perturbateurs

À PROPOS DE

Books, une revue différente

DOSSIERS

RECHERCHES

ENTRETIENS

ACTES

De la créativité chez Winnicott
La créativité pur Donald Wood Winnicott
Création cum-nihilo ou la mémoire de l'absence
Winnicott et la psychanalyse
Le paradoxe Winnicott
Créativité et associations libres
Entre corps et psyché : une aire de jeu ?
Discussion

HOMMAGES

LE TEMPS QUI PASSE

Le temps qui passe...

LE SITE DU MOIS

Squiggle

ÉDITORIAUX

Psychologues en colère

Et il y a de quoi ! Largement de quoi les pousser à le dire dans la rue le 28 janvier. Ils étaient 600 devant le Ministère de la Santé, et en nombre dans plusieurs grandes villes, 36 % de grévistes dans les établissements hospitaliers, 28% tous secteurs confondus. Malmenés par la RGPP, la révision générale des politiques publiques qui supprime partout des postes, les psychologues du secteur public sont toujours plus nombreux à travailler sous CDD de 3 ou 6 mois renouvelables. Comment assurer des « prises en charge » dans ces conditions ?

Plusieurs textes réglementaires sont venus récemment alourdir leur barque, dont une circulaire qui écarte les contractuels des activités de « formation-information-recherche », et le décret d’application du titre de psychothérapeute qui considère que les psychologues, même cliniciens, ne sont pas assez formés pour être reconnus psychothérapeutes : ils doivent se rajouter 150 heures de formation théorique et deux mois de stage !

Le malaise a des racines plus profondes : il est celui d’une profession récente, exerçant dans des secteurs très variés, porteuse des idéaux des sciences humaines, mais dont la construction est restée inachevée. Dans le champ de la santé, l’affirmation de son indépendance la fait toujours buter sur le dualisme médical / paramédical où elle n’a pas sa place. Et elle ne dispose pas, comme d’autres professions « relevées », d’une instance de type ordinal et collégial pour garantir son identité, sa déontologie, et le caractère professionnel de sa formation. Les psychologues auront encore des raisons de descendre dans la rue, il faudra bien aussi qu’ils se déterminent quant à l’avenir de leur profession.


Les anciens numéros (Tout voir)

Winnicott et la création humaine (partie 1)

Enfants surdoués

Actualités des troubles névrotiques chez l'enfant

La sensorialité dans le transfert

Mort et travail de pensée

Entretien avec Jacques André