Carnet/Psy n° 182 : Entre débat et polémique, la résidence alternée (partie 2)

Paru le 2014-07-01

SOMMAIRE

ANALYSES D’OUVRAGES

Psychiatrie : mode d'emploi
Gisela Pankow. Un humanisme au-delà de la psychose
Les galériens volontaires
Optimiste

À PROPOS DE

Lucio Fontana. Une rétrospective

DOSSIERS

Résidence alternée et théorie de l'attachement
Résidence alternée et intérêt de l'enfant
Résidence alternée : droit des enfants ou droit des parents ?
Intérêt de l'enfant au regard du système judiciaire
La résidence alternée et la Défenseure des enfants
Conclusions
Synthèse des travaux

RECHERCHES

ENTRETIENS

ACTES

HOMMAGES

Hommage à Jean Oury
Hommage à Henri Danon-Boileau

LE TEMPS QUI PASSE

Le temps qui passe...

LE SITE DU MOIS

Médecine Geek

ÉDITORIAUX

L'intérêt premier des adultes

La loi sur la famille ne se résume pas aux dispositions à prendre en matière de résidence alternée, loin s’en faut ! C’est cependant sur ce point que l’ambivalence des adultes envers les enfants et envers l’enfance, se laisse percevoir au maximum. Que l’existence d’un domicile maternel et d’un domicile paternel soit inscrite dans la loi, pourquoi pas ? Que l’égalité des pères et des mères soit une nécessité absolue, cela va de soi et ne saurait se discuter. Mais qui dit cela, ne dit pas, ipso facto, interchangeabilité des rôles. Hélas, au fil de cette inlassable et lassante polémique, l’intérêt premier des adultes qui les amène à considérer l’enfant comme un bienpartageable, finit par l’emporter sur l’intérêt  premier de l’enfant qui réclame, quant à lui, beaucoup de prudence et d’attention.

Il importe en fait que les enfants (de moins de trois ou quatre ans) puissent s’étayer sur une figure de référence principale (la mère, le plus souvent sauf indisponibilité particulière) et qu’une résidence paritaire ne leur soit pas
imposée par défaut, la distance géographique entre les domiciles des deux parents et la persistance d’un conflit intense entre eux rendant par ailleurs cette mesure non souhaitable à tout âge.

Les jeunes enfants ont besoin de continuité, de cohérence et de référence, cela semble tomber sous le sens, et les travaux de l’Institut Pikler-Loczy, à Budapest, l'ont largement démontré, travaux qui font désormais autorité en la matière.La question n’est donc pas, aujourd’hui, de vouloir légiférer sur tout. Ce serait une impasse irrespectueuse des spécificités de chaque parent et de chaque famille. Nous avons en revanche à veiller à ce que la trop fréquente vulnérabilité narcissique des adultes ne nous fasse pas oublier l’inéluctable fragilité développementale des enfants les plus jeunes.


Les anciens numéros (Tout voir)

Entre débat et polémique, la résidence alternée (partie 1)

Viellir aujourd'hui

Esquirol et Marcé - Les Mixed Martial Arts - Manteau cloacal chez les SDF

Actes colloque "La douleur" (partie 2)

Actes colloque "La douleur" (partie 1)

Doit-on tout dire aux parents ? Le bilan psychologique au service de la guidance parentale