Carnet/Psy n° 186 : Le deuil après une mort prénatale (partie 2) - René Rousillon en transition : le jeu en partage (partie 1)

Paru le 2015-02-02

SOMMAIRE

ANALYSES D’OUVRAGES

Le Malêtre
Psychanalyse d'un meurtrier

À PROPOS DE

DOSSIERS

Les stèles virtuelles sur Internet : un rituel de deuil séculier ?
Le deuil prénatal chez des mères migrantes
Le groupe thérapeutique des mères endeuillées
Comment faisait-on autrefois le deuil de l’enfant mort-né ? Le rituel du « sanctuaire à répit »

RECHERCHES

ENTRETIENS

ACTES

Introduction - René Roussillon en transmission
Fonctionnements limites : une folie sans histoire … beaucoup d’histoires pour rien. La psychanalyse : une nouvelle histoire.
A René Roussillon
Mon trajet professionnel avec René Roussillon
Pensées pour une intersubjectivité européenne
Penser les logiques subjectives dans la logique criminelle. Les apports de René Roussillon.
Remerciements au Pr René Roussillon.

HOMMAGES

LE TEMPS QUI PASSE

LE SITE DU MOIS

ÉDITORIAUX

L’attaque de Charlie Hebdo ou le prix fort de la réflexivité

La pensée est sans doute ce que nous avons de plus précieux, et elle ne peut aucunement se concevoir sans la liberté de penser. Mais la pensée n’a de cessse de s’en prendre à elle-même, haine de la pensée pour la pensée. Ce qu’il y a peut-être de spécifiquement humain est, en effet, notre capacité de penser notre pensée et nos propres pulsions, mais c’est aussi ce qui, hélas, semble ouvrir conjointement sur le meilleur et sur le pire. L’attaque de la pensée par la pensée s’avère donc fondamentalement inscrite dans le registre de l’humain comme une conséquence de notre réflexivité psychique, de la spirale maléfique de notre masochisme le plus archaïque. De ce fait, il n’y a pas les terroristes et les autres... Avons-nous pour autant les concepts nécessaires pour penser la barbarie ? Tout se passe comme si celle-ci supposait une désintrication complète des pulsions de vie et des pulsions de mort, alors même que S. Freud pensait que seule la mélancolie pouvait valoir comme « pur instinct de mort ». Y aurait-il, alors, une dimension mélancolique de la barbarie ? D’où la question troublante : que n’avons-nous pas fait, que secrète notre société pour transformer en terroristes barbares des jeunes qui, de loin, ressemblent pourtant à tous les autres, voire à nos propres enfants ? La barbarie n’a qu’un visage humain et l’accès à la réflexivité se paye décidément au prix fort !

 


Les anciens numéros (Tout voir)

Le deuil après une mort prénatale (partie 1)

Variations psychanalytiques sur les aventures d'Harry Potter - Maladie d'Alzheimer et involution

Attaques du corps, diversité des mises en scène

Entre débat et polémique, la résidence alternée (partie 2)

Entre débat et polémique, la résidence alternée (partie 1)

Viellir aujourd'hui