Carnet/Psy n° 197 : Père ou Mère ? Entre bisexualité psychique et différence des sexes (partie 2)

Paru le 2016-04-05

SOMMAIRE

ANALYSES D’OUVRAGES

La jeune fille et le psychanalyste
Dialectique du monstre
De la haine de soi à la haine de l'autre
Autismes : les inquiétudes d'une psychanalyste

À PROPOS DE

L'art et l'enfant (exposition)

DOSSIERS

RECHERCHES

ENTRETIENS

ACTES

Bisexualité, genre et corps érogène
Deux en un, un pour deux : l’interlocution interne de l’analyste en question
L'angoisse de redevenir père
L’écart ou l’entre au regard de la différence des sexes
La petite sirène
Retrouvailles œdipiennes et audace de la bisexualité chez l’homme vieux

HOMMAGES

LE TEMPS QUI PASSE

Le temps qui passe...

LE SITE DU MOIS

La Réponse du Psy

ÉDITORIAUX

Pour une évaluation clinique des psychothérapies psychanalytiques

L’évaluation des psychothérapies référées à la psychanalyse est devenue une préoccupation majeure des cliniciens, confrontés à l’impérialisme de méthodologies évaluatives asservies à des logiques financières ou inféodées à des méthodologies non cliniques, qui prétendent rendre compte des résultats de psychothérapies psychanalytiques. Pourtant une méta-analyse très complète publiée en 2008 dans la très sérieuse revue américaine JAMA a montré que, si on prend en compte les comorbidités installées depuis plus d’un an, les psychothérapies psychodynamiques à long terme sont plus efficaces que les thérapies brèves (voir à ce sujet R. Perron, Revue Française de Psychanalyse, 2009/2 Vol. 73 p 534-543).

Sur les terrains de soin institutionnel, les attaques actuelles contre l’approche psychanalytique s’avèrent souvent menées au nom de pratiques évaluatives du soin selon un modèle purement médical, avec des méthodologies d’évaluation des psychothérapies qui ont bénéficié aux thérapies comportementales et cognitives, et disqualifié les psychothérapies psychanalytiques.

Dans ce contexte, il s’impose de sortir de notre « tour d’ivoire analytique » pour combattre sur le terrain même de l’évaluation, en inventant des critères d’évaluation clinique de l’approche psychanalytique, fondés sur notre épistémologie. Il est en particulier urgent de proposer une approche évaluative des formes de la psychothérapie institutionnelle, par exemple des pratiques groupales de médiations thérapeutiques, qui ne soit pas corrélée à des logiques comptables mais à un souci de comprendre les logiques sous-jacentes du processus de soin : élaborer des outils d’évaluation constitue en effet une méthode avec une double visée : améliorer et transmettre nos pratiques, remodeler et affiner nos modèles théoriques.

Les psychanalystes et cliniciens ont déjà commencé à engager cette lutte, par la construction de méthodologies d’évaluation qualitative fondées sur l’épistémologie psychanalytique : cette tâche immense ne devient-elle pas une des conditions de la défense de la valeur de la référence psychanalytique ?


Les anciens numéros (Tout voir)

Père ou Mère ? Entre bisexualité psychique et différence des sexes (partie 1)

Le bébé, avenir de la psychanalyse ?

Le terroriste, la terreur et le terrorisé

La clinique et la psychodynamique du travail

La criminalité aujourd\'hui dans la pratique clinique (partie 2)

La criminalité aujourd\'hui dans la pratique clinique (partie 1)