Carnet/Psy n° 204 : Le robot sur le divan

Paru le 2017-01-31

SOMMAIRE

ANALYSES D’OUVRAGES

Schizophrénie et paranoïa
Survivre à la détresse, s'ouvrir au désir
Le jour où mon robot m'aimera
Clinique et médiation

À PROPOS DE

Imprécis de Psychanalyse : Ambivalence
Exposition : L'esprit du Bauhaus

DOSSIERS

RECHERCHES

ENTRETIENS

ACTES

Le robot sur le divan : introduction
Pourquoi les robots humanoïdes désirent-ils devenir méta-humains ?
Black Mirror : le narcissisme à l’ère du numérique
Iron Man ou l’homme et son pouvoir : une quête identitaire
Agénésie et prothèse : approche psychanalytique du corps « réparé»
L’incidence d’un robot sur la communication et le langage d’un enfant autiste : exemples et analyses tirés d’une séance de psychothérapie
Les robots vont en cours

HOMMAGES

LE TEMPS QUI PASSE

Le temps qui passe...

LE SITE DU MOIS

Le blog des blogs psychananytiques

ÉDITORIAUX

L'homme et le robot

- Où se trouve le cerveau du robot ?
- A ton avis ?
- Dans sa tête ? Dans son thorax ? Dans son système de récepteurs et d’émetteurs ? Dans le crâne de celui qui le commande ? Dans celui de qui l’a créé ?
- Un peu tout ça
- Alors, c’est comme nous les humains ! Avec nos systèmes nerveux central et périphérique, et ce qui nous vient de ceux qui nous ont conçus.
- C’est ce qu’on croyait jusqu’il y a peu. C’est même sur ce modèle qu’ont été inventés les robots et qu’ils progressent.
- Et en fait ?
- Il leur manque les éléments essentiels qui commandent les autres et leurs dictent en partie leur conduite !
- Mais qu’est-ce donc ?
- Le microbiote ! Tu sais bien ! Tous les germes au contact des neurones du tube digestif qui forment notre deuxième cerveau. Et il n’y a pas que les taoïstes et la culture sino-japonaise qui le disent. Sache que  ces germes sont plus nombreux que les cellules que contient notre corps ! Que 95% de la sérotonine que nous fabriquons est le fait de l'intestin ! Que bon nombre de nos troubles en seraient dépendants. L’autre cerveau dans la cavité crânienne a pourtant encore la prétention de se dire supérieur et au commandement, car il est plus élevé quand nous sommes debout et plus loin des « tripes », zone obscure où se nichent pourtant en partie l’origine de nos humeurs, nos affects, notre intelligence affective, relationnelle et émotionnelle, ainsi que de nos capacités empathiques...
- Alors, c’est ce microbiote qui nous rend plus « humains » que le robot et qui ferait notre force quand il ne nous fragilise pas ? Il n’y aurait pas de vie sans microbes. Et les tentatives de bestiaire aseptique comme de vie sous bulle n'auraient pas d’avenir en dehors de soins spécifiques transitoires ou d’expériences scientifiques ? Mais un jour peut-être les robots dirigeront les hommes ou, à tout le moins, les remplaceront ?
- Quand les poules auront des dents et les robots un microbiote, nous en reparlerons !

Patrice Huerre
Psychiatre, psychanalyste,
président de l’Institut du virtuel

 


Les anciens numéros (Tout voir)

Terreur et terrorisme. Questionnements psychanalytiques

La psychiatrie survivra-t-elle au néolibéralisme ?

Intégration vs complémentarité : entre neurosciences et psychopathologie psychanalytique périnatale

La création et ses environnements (partie 2)

La création et ses environnements (partie 1)

Carnetpsy.com vole maintenant de ses propres ailes et la rédaction s\'agrandit