Carnet/Psy n° 214 : Psychopathologie d’un auteur d’agressions sexuelles

Paru le 2018-03-05

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Les folies compulsives
Le sport à l'adolescence
Bébé Sapiens

À PROPOS DE

Jean Fautrier : Matière et Lumière
Imprécis : BOBINE

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Psychopathologie d'un auteur d'agressions sexuelles
Hommage à Jérôme Bosch
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Le temps qui passe...

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Le switch

ÉDITORIAUX

« Madame la ministre, pas des discours seulement, des actes surtout »

Comment considérer que la mise en place d’un stage obligatoire en psychiatrie pour les médecins en formation, la création d’indicateurs de qualité ou encore l’organisation d’une sur-spécialisation des infirmiers pourront répondre à la hauteur des enjeux de la psychiatrie d’aujourd’hui ? Certes, Agnès Buzyn a le mérite de proposer un plan pour la psychiatrie, alors que les ministres de la santé antérieurs, de droite et de gauche, s’exerçaient  surtout à la procrastination avec une désinvolture cynique.

Mais le projet qu’elle porte semble manquer de souffle et d’envergure. En effet, la psychiatrie est au bord de la rupture, tant le travail en flux tendus physiques et psychiques des soignants est dans le rouge depuis déjà longtemps. La seule hypothèse sur laquelle reposent ses progrès attendus, ceux d’une science sans résultats suffisamment probants, renvoie toutes les autres avancées évidentes pour les soignants expérimentés, aux refrains d’une nostalgie coupable.

La psychiatrie de secteur est une réponse cohérente aux impasses des services d’urgences des hôpitaux, la psychopathologie transférentielle est une réponse profonde aux exigences naïves des protocoles de changements des comportements, le soutien aux équipes soignantes au plus près de leurs souffrances en écho à celles des patients est une réponse pratique aux risques d’une psychiatrie vétérinaire qui s’annonce inévitable, le rattrapage des budgets de la psychiatrie par rapport à ceux du reste de la médecine est une réponse qui permet de garder la tête haute lorsqu’on a l’honneur de citer Bonnafé, et la promotion d’une pédopsychiatrie dynamique est une réponse au déboussolement de nos enfants et de leurs parents. Alors, une psychiatrie humaine redevient possible, à la condition de respecter tous les soignants, ceux qui ont la générosité de mettre leur appareil psychique à la disposition des malades mentaux. Mais pas avec des discours seulement, avec des actes symboliques forts. Nous les attendons.
                
Pr Pierre Delion

 


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