Carnet/Psy n° 220 : Entretien avec Florence Guignard

Paru le 2018-11-05

SOMMAIRE

ANALYSES D’OUVRAGES

Le jour où le soleil explose. L’Énigme de la Schizophrénie
L’écriture du psychanalyste
Le non-moi. Entre stupeur et symptôme
Neuf lettres sur la dissonance sexuelle
Le corps n’oublie rien. Le cerveau, l’esprit et le corps dans la guérison du traumatisme

À PROPOS DE

Sigmund Freud : Du regard à l’écoute
Imprécis : Dieu

DOSSIERS

RECHERCHES

Entre vécu de l’accouchement et réalité médicale : les violences obstétricales

ENTRETIENS

Entretien avec Florence Guignard (par Jean-Baptiste Desveaux)

ACTES

HOMMAGES

LE TEMPS QUI PASSE

LE SITE DU MOIS

France Culture - Psychanalyse

ÉDITORIAUX

Il est temps de défendre et de transmettre !

Il est temps de défendre et de transmettre !

Les avancées de la psychanalyse sont aujourd’hui menacées. Disparition progressive des pédopsychiatres et de la psychopathologie dans la formation, élimination des travaux psychanalytiques dans les conditions d’accès aux postes de professeurs en psychologie, détournement des « recommandations » de l’HAS pour homologuer les formations dans le système de santé : un savoir-faire clinique à l’écoute de la subjectivité va se perdre.

Un « Groupe de contact » des associations psychanalytiques françaises a été reçu en février 2018 au Ministère des solidarités et de la Santé et un Rapport sur les avancées et les apports des psychanalystes français dans le champ de la santé mentale, de la jeunesse et de la culture 1 très documenté apporte des arguments scientifiques pour défendre nos pratiques devant les ARS (agences régionales de santé).

Ce combat ne doit pas s’égarer en s’opposant à la science, mais exiger au contraire plus de rigueur scientifique authentique devant le défi d’objectiver la subjectivité. Si certains tentent la synthèse d’une neuropsychanalyse, on peut aussi confronter sans les confondre leurs champs épistémologiques.

J’avais pour ma part constaté une convergence entre les recherches cognitives et psychanalytiques sur l’autisme 2 : toutes deux constatent la non séparation psychique du dehors et du dedans. Ces confrontations seraient plus utiles que les navrantes polémiques récentes.

La culture d’aujourd’hui semble plus fermée à la psychanalyse : « Trois séances par semaine ? Vous n’y pensez pas ! » s’exclament les patients . Si ! Et nous dirons pourquoi dans le prochain colloque de la SPP le 17 novembre à Paris, en interrogeant aussi ce malaise qui monte dans la civilisation où les constructions de l’après-guerre se défont, avec des replis nationalistes sur les pires recours projectifs.

 

Denys Ribas
Président de la Société Psychanalytique de Paris
vient de publier « Les déliaisons dangereuses » (PUF)

1- https://www.spp.asso.fr/rapport-dexperts-sur-les-avancees-et-apports-des-psychanalystes-francais/
2- « Controverses sur l'autisme et témoignages », PUF, 2004.


Les anciens numéros (Tout voir)

La consultation psychanalytique en institutions : quels transferts ? (partie 3)

La consultation psychanalytique en institutions : quels transferts ? (partie 2)

La consultation psychanalytique en institutions : quels transferts ? (partie 1) - Entretien avec Roger Perron

Splendeurs et misères de la régression (partie 2)

Splendeurs et misères de la régression (partie 1)

Psychopathologie d’un auteur d’agressions sexuelles