Carnet/Psy n° 224 : Honte et adolescence

Paru le 2019-04-05

SOMMAIRE

ANALYSES D’OUVRAGES

Le Moi corporel. Autisme et développement
Je désosse une amie
Donald Woods Winnicott. Une esquisse biographique

À PROPOS DE

Thomas Schütte. Trois Actes.
Imprécis : Archéologie

DOSSIERS

RECHERCHES

ENTRETIENS

ACTES

(Honte et adolescence) Introduction
(Honte et adolescence) L’hontologie à l’adolescence
(Honte et adolescence) La honte de la mère
(Honte et adolescence) Faire tache dans le tableau
(Honte et adolescence) Ca ne te regarde pas
(Honte et adolescence) Honte et décrochage
(Honte et adolescence) Etre vu « échec et mat(h) »
(Honte et adolescence) La honte à l’adolescence

HOMMAGES

LE TEMPS QUI PASSE

LE SITE DU MOIS

Union Nationale pour la Prévention du suicide : https://www.unps.fr

ÉDITORIAUX

Des nouvelles de la psychanalyse à l’université

Ceux qui souhaitent devenir psychologue et  psychothérapeute référé(e) à la psychanalyse confient, en France, leur formation aux universités. Elles  proposent, au-delà de la psychologie générale et de la psychopathologie, d’étudier les textes fondateurs de la psychanalyse, de questionner ses théories et ses concepts appliqués à la modernité et enfin  de s’initier aux psychothérapies supervisées. 
La condition éthique pour devenir psychanalyste,  l’appliquer d’abord à soi-même, est sous-entendue. De plus, la formation est loin d’être terminée après les 500 heures de stage du Master. Cette durée n’est d’ailleurs pas limitée, mais si nous comparons avec l’Allemagne et les États-Unis, trois années de  supervision des psychothérapies, sont un minimum. 

De nouvelles dimensions dans la formation des  psychologues psychothérapeutes référés à la  psychanalyse sont indispensables. L’histoire comparée de la psychanalyse permet une vision critique  de cette révolution thérapeutique, tandis que l’épistémologie étudie ses méthodes, outils et pratiques. Mais la psychanalyse doit encore gagner sa place comme science de la subjectivité. Il s’agit d’allier ici les disciplines qui reconnaissent la place unique de la personne. Pour la psychanalyse,  essentiellement l’inconscient du sujet, mais aussi les  relations originales développées entre les êtres, les groupes et les institutions. Le désir, les conflits, les défenses et le transfert sont issus des relations  interpersonnelles qui relèvent typiquement de la  psychanalyse. 

Enfin, l’étude du processus thérapeutique dépasse le dispositif « divan ou fauteuil ». Il touche toutes les pratiques du soin. L’efficacité des psychothérapies  psychanalytiques a largement été décrite comme un  « enchevêtrement causal » ou « disentangling causality », (Leichsenring et al., 2015), cependant, la difficulté à comprendre son processus n’empêche pas les constats positifs : oui, aujourd’hui, les méta-analyses montrent que les psychothérapies psychanalytiques sont  efficientes à court terme, autant que les autres, mais encore plus efficaces à long terme. 

À nous de transmettre aussi ces résultats


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La consultation psychanalytique en institutions : quels transferts ? (partie 2)