Carnet/Psy n° 76 : Autisme : état des lieux et horizons - 2eme partie

Paru le 2002-11-01

SOMMAIRE

ANALYSES D’OUVRAGES

À PROPOS DE

DOSSIERS

EVOLUTION DE L'AUTISME ET DES PSYCHOSES PRÉCOCES À L'ADOLESCENCE ET À L'ÂGE ADULTE
AUTISME ET NARRATION. Perspectives actuelles
RÉSUMÉ D'UNE GRILLE DE REPÉRAGE CLINIQUE DE L'ÉVOLUTION DE LA PERSONNALITÉ CHEZ L'ENFANT AUTISTE
LES SIGNES PRÉCOCES DE LAUTISME ET LEUR SIGNIFICATION PSYCHOPATHOLOGIQUE
SYMPTÔMES PRÉCOCES : LA PART DU LINGUISTE
PRÉOCCUPATIONS CLINIQUES THÉORIQUES ET POLITIQUES DES ÉQUIPES SOIGNANTES
L'ACCÈS AUX SOINS INSTITUITONNELS DES ENFANTS AUTISTES. L'APPROCHE ÉPIDÉMIOLOGIQUE D'UNE SITUATION PÉNURIQUE
LES INVESTIGATIONS CLINIQUES ET PARACLINIQUES DANS L'AUTISME : DU BILAN DE ROUTINE AU BILAN DE RECHERCHE
LE BILAN PSYCHOLOGIQUE DES ENFANTS AVEC AUTISME
LES SCOOPS MÉDIATIQUES RÉCENTS EN MATIÈRE DE TRAITEMENT
LES ASSOCIATIONS DE PARENTS, L'EXEMPLE D'ACANTHE
LE CENTRE RESSOURCES AUTISME ILE-DE-FRANCE (entretien avec Philippe Denormandie)

RECHERCHES

ENTRETIENS

ACTES

HOMMAGES

LE TEMPS QUI PASSE

LE SITE DU MOIS

Autisme Actus

ÉDITORIAUX

L'enfant autiste, le pédiatre et sa fonction civilisatrice

Nous avons besoin d'une alliance forte avec les pédiatres pour pouvoir rencontrer les « bébés à risque autistique » dès qu'ils les ont dépistés, et entreprendre avec eux, leurs parents et tous les partenaires appropriés, un « soin intensif » de leur appareil psychique de nature à contrebalancer, autant que faire se peut, les « processus autistisants » (Hochmann).

Les médias l'ont annoncé et la réalité le confirme davantage chaque jour, le métier de pédiatre pourrait disparaître au profit de la médecine générale, sauf en ce qui concerne les nombreuses spécialisations hospitalières (neuropédiatrie, oncopédiatrie, néonatalogie.) auxquelles il a donné naissance avec juste raison.

Or quelles sont les différences essentielles entre ces deux approches de l'enfant, sinon celles qui portent non seulement sur les connaissances et l'expérience acquise avec les enfants au cours de la formation et de l'exercice du pédiatre, mais surtout sur « le temps passé » pendant la consultation avec lui et ses parents.

Je prétends que c'est au cours de ce temps passé avec le bébé ou le jeune enfant et ses parents que le pédiatre peut se laisser « pénétrer » par tous ces signes qu'il commence à mieux connaître, qui le confortent, ou non, dans le sentiment que ce petit d'homme en développement est en train de souffrir psychiquement, et doit donc de ce fait, être aidé si besoin. Ce faisant, il prépare très largement le travail ultérieur du pédopsychiatre et de son équipe soignante.

Le pédiatre a donc pour les enfants qu'il examine et qu'il rencontre pour tous leurs « bobos à l'âme », une véritable « fonction civilisatrice » dans notre système de santé publique aujourd'hui. A trop oublier cette simple évidence, le temps ainsi perdu pourrait se compter en lustres ; la perte pour les enfants et leurs parents serait irréparable, tandis que nos efforts de travail en commun pourraient avoir été inutiles. Gageons que cela peut être entendu.


Les anciens numéros (Tout voir)

Autisme : état des lieux et horizons, 1ère partie ; Hommage à Jean-Pierre Lecanuet

Recherches et psychanalyse

À propos des interruptions de grossesse. Deuil (du foetus) ou mélancolie ; Entretien avec Serge Tisseron

L'insomnie en pratique médicale ; Entretien avec Bernard Martino

École doctorale

Entretien avec Jean Laplanche