Le goût des arts

Rubrique coordonnée par Sybille Ngo
Expositions

Pierre Lesieur – Intérieurs
Du 13/02/2018 au 17/06/2018
LE CANNET (06)
Présentation : Le musée Bonnard accueille Pierre Lesieur, artiste majeur de la seconde école de Paris, très lié à Pierre Bonnard. L’exposition réunira une quarantaine de tableaux de grands et petits formats autour des Intérieurs si sensibles de Pierre Lesieur. Pour lui comme pour Bonnard, les êtres et les choses qui l’entourent, sélectionnés avec soin, participent à l’atmosphère prégnante que l’on retrouve dans ses tableaux. Ses œuvres dialogueront avec celles de Bonnard présentes à proximité dans les collections du musée. Tous deux ont donné aux choses du quotidien un supplément d’âme, une place aussi importante que les êtres dans une tradition du regard, du peintre sur son environnement, symbolisant cette conversation ininterrompue entre les peintres dans la lignée de Bonnard, Matisse ou Vuillard. Ainsi, chez Lesieur, dans une atmosphère qui n’appartient qu’à lui, fauteuils, tables, miroirs, bibliothèques, etc. sont les acteurs de cet espace silencieux et lumineux qu’est le tableau. L’exposition sera également accompagnée de dessins et de carnets du peintre de manière à enrichir ce parcours d’éléments rarement exposés.

Météorites, entre ciel et terre
Du 18/10/2017 au 10/06/2018
Paris, Muséum National d'histoire naturelle, Jardin des Plantes
Présentation : La plupart des météorites ont été formées dans les tout premiers instants du système solaire, il y a 4,56 milliards d’années. En présentant ces pierres extraterrestres à la lumière des dernières avancées scientifiques, l’exposition Météorites, entre ciel et terre convie le visiteur à un voyage dans l’espace et le temps. D’abord sur Terre, autour des chutes de météorites, depuis les étoiles filantes jusqu’aux cratères d’impacts, et ce qu’elles évoquent dans l’imaginaire. Puis dans l’espace, aux origines du système solaire pour découvrir la provenance et la diversité des météorites. Enfin, dans le monde de la recherche, depuis l’analyse des météorites en laboratoire jusqu’à la recherche spatiale. La scénographie propose un parcours immersif, mêlant vitrines de météorites, projections spectaculaires et dispositifs innovants. Plus de 350 pièces de la collection du Muséum sont exposées, ainsi que des pièces rares issues de collections du monde entier. L’exposition laisse également une place à l’art, en donnant à voir des oeuvres inspirées par ces pierres venues de l’espace. Et, exceptionnellement, des météorites sont rendues accessibles au public : en fin d’exposition, chacun peut toucher un bout de Lune et un morceau de Mars !

Jean Fautrier : Matière et Lumière
Du 26/01/2018 au 20/05/2018
Musée d'Art Moderne de Paris
Organisateurs : Cette exposition est co-organisée avec le Kunstmuseum Winterthur
Présentation : Peu exposé, cet artiste au parcours solitaire est aujourd’hui considéré comme le plus important précurseur de l’art informel en 1928, inventeur des hautes pâtes en 1940 et une figure majeure du renouvellement de l’art moderne après le cubisme. L’exposition sera la reprise de la rétrospective Jean Fautrier qui a eu lieu cet été au Kunstmuseum de Winterthur (Suisse) complétée des oeuvres du Musée d’Art moderne, de plusieurs musées français et de collections privées. Jean Fautrier est tout particulièrement lié à l’histoire des collections et de la programmation du Musée d’Art moderne de la Ville de Paris. En effet, en 1964, le musée présente sa première rétrospective, réalisée en étroite collaboration avec l’artiste suite à son importante donation. En 1989, une seconde rétrospective apporta un nouveau regard sur l’ensemble d’une oeuvre riche, variée et particulièrement singulière. La carrière de peintre de Jean Fautrier débute dès 1920. Sa peinture, alors figurative, est constituée de natures mortes, paysages et nus qui vont d’un réalisme cru à une représentation faite d’une lumière sombre aux formes presque abstraites. Après une brève reconnaissance, la crise économique de 1929 a finalement raison de sa carrière d’artiste. Contraint à quitter Paris, il s’installe au début des années 1930 dans les Alpes où il vivra plusieurs années, travaillant comme moniteur de ski et gérant d’un hôtel avec dancing. De retour à Paris en 1940, il retrouve ou rencontre des écrivains tels qu’André Malraux, Francis Ponge, Paul Éluard, Georges Bataille et surtout Jean Paulhan qui sera son plus fervent défenseur. Pendant les années de guerre, il développe une nouvelle forme de l’image dans laquelle la matière prend de plus en plus d’importance dans la représentation des objets, des paysages ou des corps.

Tintoret : naissance d'un génie
Du 07/03/2018 au 01/07/2018
Organisateurs : Cette exposition organisée par la Réunion des musées nationaux-Grand Palais et le Wallraf-Richartz-Museum & Fondation Corboud
Présentation : A l’occasion du 500ème anniversaire de la naissance du Tintoret, le Musée du Luxembourg célèbre l’un des plus fascinants peintres de la Renaissance vénitienne. L’exposition se concentre sur les quinze premières années de sa carrière, période décisive et déterminante pour comprendre comment il se construit. Elle propose ainsi de suivre les débuts d’un jeune homme ambitieux, pétri de tradition vénitienne mais ouvert aux multiples nouveautés venues du reste de l’Italie, décidé à renouveler la peinture dans une Venise cosmopolite. Peinture religieuse ou profane, décor de plafond ou petit tableau rapidement exécuté, portrait de personnalité en vue ou d’ami proche, dessin ou esquisse… les œuvres rassemblées rendent compte de la diversité du travail de Tintoret et de sa volonté de frapper l’œil et l’esprit par son audace. L’exposition retrace en définitive l’ascension sociale d’un homme d’extraction modeste, fils de teinturier, qui, grâce à son talent, parvient à s’élever dans la société, à s’imposer et à se faire un nom sans rien oublier de ses propres origines.