Le goût des arts

Rubrique coordonnée par Cécile Roqué-Alsina
Théâtre

Infidèles
Du 18/09/2018 au 28/09/2018
Paris, théâtre de la Bastille
Auteur : TG STAN
Présentation : Avec Infidèles, le tg STAN prolonge sa traversée dans l’œuvre de Bergman : tiré d’un de ses scénarios de 1996 dans lequel le réalisateur se met lui-même en scène, la pièce y mêle aussi des passages de Laterna Magica, l’autobiographie de Bergman. Deux textes écrits par un artiste vieillissant et lucide, capable de jeter un regard rétrospectif sur sa vie. Sur scène le personnage de Marianne est la voix principale, elle est actrice, elle raconte, elle se souvient, venant ainsi rompre le monologue sans issue d’un écrivain, seul, en panne d’inspiration, nommé Bergman. Avec ce nouveau spectacle, le tg STAN, accompagné par Robby Cleiren, du collectif De Roovers rend hommage au réalisateur suédois, au plus près de sa vie et de son âme. Si la dimension autobiographique est au cœur de Infidèles, la pièce met aussi en lumière l’art de l’observation de Bergman, sa capacité à disséquer les rapports humains les plus intimes et à parler de nos sentiments, de l’amour à la haine.

Le Père
Du 13/09/2018 au 29/09/2018
MC93
Auteur : d'après
Présentation : En contrepoint des spectacles-fleuves adaptés des monuments de la littérature contemporaine, le metteur en scène Julien Gosselin affectionne les formes plus réduites, performances poétiques à la croisée des genres. Succédant ainsi à Je ne vous ai jamais aimés, sur un texte de Pascal Bouaziz, Le Père, créé en 2015 au TNT – Théâtre national de Toulouse, est un nouveau témoignage de cette veine que l’on pourrait dire intimiste. Ce spectacle pour un comédien – l’impressionnant Laurent Sauvage – part de L’Homme incertain de Stéphanie Chaillou : un texte dont la découverte a produit sur Gosselin le même sentiment d’évidence bouleversante que peut avoir une chanson ; un texte qui « donne à entendre une voix que l’on n’entend jamais. Pas seulement parce qu’elle est celle d’un rejeté de la société, non, mais parce que c’est une voix pure de tristesse. » Monologue d’un agriculteur qui se retourne sur sa vie, Le Père est à la fois un constat sans appel sur l’envers de nos sociétés, mais aussi une tentative, de la part d’un metteur en scène passé maître dans l’agencement d’expériences collectives, de traduire sur scène l’émotion intime que peut procurer la lecture d’un texte marquant.