Le goût des arts

Rubrique coordonnée par Cécile Roqué-Alsina
Théâtre

The last king of Kakfontein
Du 17/07/2017 au 23/07/2017
Avignon IN, Chartreuse de Villeneuve lez Avignon
Auteur : Boyzie Cekwana
Mise en scène : Boyzie Cekwana
Avec : Boyzie Cekwana, Lungile Cekwana Et Madala Kunene (guitare), Mandisa Nzama (chanteuse)
Production : Production : Randomirekshnz Coproduction : Zürcher Theater Spektakel (Zurich), Festival d'Avignon, Festival de Marseille, Spielart Festival München (Munich), HAU Hebbel am Ufer (Berlin)
Présentation : À la fois conte sauvage et tragédie shakespearienne mêlant danse, vidéo et musique en direct, la dernière création de Boyzie Cekwana met en scène un tyran démocratique. The Last King erre dans le hall pétrifié de son palais de carton et chante ses louanges « comme le sang suinte d'un corps meurtri ». Imaginée pendant l'élection présidentielle américaine, inspirée par la situation que connaît l'Afrique du Sud et l'Europe, Kakfontein scrute le comportement des populistes qui sont aujourd'hui au pouvoir et commente leurs attaques répétées contre le projet démocratique. Sommes-nous si différents des années 30 ? Comment est-il possible de renoncer à l'espoir des longues marches pour la conquête des droits civiques ? À la manière des chants et des danses de protestation qui ont enflammé les rues de Johannesburg dans les années 80, le chorégraphe sud-africain met en scène la chute de ces nouveaux rois cyniques qui déchirent le contrat social et réduisent toute dissidence au silence. Une pièce qui rappelle que Boyzie Cekwana, figure majeure de la danse en Afrique du Sud, est bien plus qu'un faiseur de spectacle : une vigie qui n'a de cesse d'interroger la société et de dénoncer ses changements quand ils brutalisent le droit à la liberté.

Face à la mer, pour que les larmes deviennent des éclats de rire
Du 20/07/2017 au 25/07/2017
Avignon IN, Cloître des Carmes
Auteur : Radhouane El Meddeb
Mise en scène : Radhouane El Meddeb
Avec : Sondos Belhassem, Houcem Bouakroucha, Hichem Chebli, Youssef Chouibi, Feteh Khiari, Majd Mastoura, Malek Sebai, Malek Zouaidi Et Mohamed Ali Chebil (chant), Jihed Khmiri (piano)
Production : Des hommes, des femmes tournés vers la mer. Ils regardent, s'adressent à cet espace à la fois réel et fictionnel, à cette culture du littoral qui du Liban ou de la Tunisie placent les êtres face à une immensité que l'on fête, accable ou rêve... La mer que l'on contemple, ce sont aussi ces rangées de spectateurs à qui l'on s'adresse mais que l'on ne voit plus. Face à la mer, pour que les larmes deviennent des éclats de rire est l'histoire d'un homme, d'un Tunisien mais aussi français qui raconte une identité multiple. C'est la décision de Radhouane El Meddeb d'aller créer en Tunisie, de rejoindre ceux qui ont participé à la révolution, mais ceux aussi qui regardent avec méfiance celui qui a abandonné le pays natal. Revenir, dire son tumulte émotionnel, danser sa colère face à un pays qui laisse les classes pauvres aller vers les extrémistes, c'est le chemin que le chorégraphe assume. En révélant une vision de la Tunisie moderne en prise avec une histoire ambiguë, la pièce dit le deuil personnel mais aussi universel. Dans l'espace presque vide du plateau, la présence du texte et de la musique racontent l'échappatoire qu'offre l'eau. Que ce soit après une journée de travail, avant de prendre une décision, cette immensité reste toujours le lieu que l'on contemple, auquel on s'adresse et auquel on livre soucis, incertitudes et rêves de politique et d'absolu.
Présentation : Production : La Compagnie de SOI Coproduction : Festival d'Avignon, Tandem Scène nationale Arras-Douai, Scène nationale d'Albi, La Villette (Paris), Cité musicale Arsenal de Metz, La Briqueterie Centre de développement chorégraphique du Val-de-Marne, Théâtre Jean Vilar de Vitry-sur-Seine

Kalakuta Republik
Du 19/07/2017 au 25/07/2017
Avignon IN, Cloître des Célestins
Auteur : Serge Aimé Coulibaly
Mise en scène : Serge Aimé Coulibaly
Avec : Marion Alzieu, Serge Aimé Coulibaly, Ida Faho, Antonia Naouele, Adonis Nebié, Sayouba Sigué, Ahmed Soura
Production : Production : Faso Danse Théâtre, Halles de Schaerbeek (Bruxelles) Coproduction : Maison de la Danse de Lyon, Torinodanza, Le Manège Scène nationale de Maubeuge, Le Tarmac (Paris), Les Théâtres de la Ville de Luxembourg, Ankata (Bobo-Dioulasso), Les Récréâtrales (Ouagadougou), Festival Africologne, De Grote Post (Ostende)
Présentation : Une immobilité comme une introduction avec au plateau six danseurs. Bientôt sept. Et de ce chiffre qui pourrait poser un ordre et définir un absolu éclatent des courses effrénées et des marches sans fin comme autant de métaphores rageuses d'une urgence de vivre... La scène prend alors les allures du Shrine : lieu mythique et hybride, à la fois temple et boîte de nuit, où Fela Kuti chantait l'espoir et la révolte après avoir prié avec ses spectateurs. Pour Kalakuta Republik, Serge Aimé Coulibaly, chorégraphe d'origine burkinabé, s'inspire de la musique et de la vie sulfureuse du musicien et chanteur nigérian, artiste engagé qui, d'une scène-tribune, a dénoncé avec rage la corruption du pouvoir, le sexisme, les inégalités et les multinationales. Kalakuta Republic est le nom qu'il avait donné à sa résidence, située dans la banlieue de Lagos. Un lieu qu'il considérait comme une république indépendante. Porte-voix de la contre-culture en Afrique de l'Ouest, Fela Kuti et sa personnalité, son engagement, ses révoltes et son afrobeat révolutionnaire sont au coeur de l'inspiration de ce spectacle qui revient sur l'immense désir de liberté de la jeunesse burkinabé aujourd'hui. Kalakuta Republik n'est ni une biographie de Fela Kuti ni un spectacle musical avec l'oeuvre du musicien. C'est une recherche sur l'engagement artistique et la position d'artistes engagés dans notre société actuelle. Pour Serge Aimé Coulibaly, la danse est une marche et la marche est transformation : « les marcheurs qui arrivent dans un pays participeront à la construction de ce pays pour longtemps. C'est la réalité de l'humanité, son espoir. »

Triptyque féminin : Boys don't cry, L'âge libre, Ground zero
Du 07/07/2017 au 30/07/2017
Avignon OFF, Théâtre des Barriques

La fille du paradis
Du 04/07/2017 au 26/07/2017
Avignon OFF, théâtre Artéphile
Auteur : d’après le roman ’’Putain’’ de Nelly Arcan
Mise en scène : Ahmed Madani
Avec : Véronique Sacri
Présentation : Récit d’une trajectoire fulgurante, Fille du paradis est l’histoire de Cynthia, une jeune étudiante en littérature qui décide un jour de composer le numéro de la plus grande agence d’escorte de Montréal. Adapté de "Putain", un roman autobiographique de Nelly Arcan, ce récit est une charge radicale et sans concession contre l’icône dévastatrice de la femme parfaite. Une parole bouleversante d’humanité, une rage de vivre qui déchire l’opacité des ténèbres telle une étoile filante.

Chalon dans la rue
Du 19/07/2017 au 23/07/2017

La route du sirque
Du 07/08/2017 au 26/08/2017
Nexon

Théâtre de rue
Du 23/08/2017 au 26/08/2017
Aurillac