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Francis Pasche: à propos de sa pensée et de son œuvre

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À propos de
Ajoutée le 2014-06-16 10:47:40
Durée : 97 min
Année : 1991
Présentation
Cet entretien filmé avec Francis Pasche, qui date de 1991, nous permet de découvrir ou redécouvrir la pensée de ce psychanalyste remarquable, pensée originale, créative, nourrie de références philosophiques, littéraires autant que de son expérience psychanalytique. Cette pensée s’inscrit d’emblée dans la référence à la 2e théorie freudienne des pulsions : les différents concepts ou théorisations que Francis Pasche propose, résultent du jeu des forces antagonistes de l’instinct de vie et de l’instinct de mort que le « Moi » qui les convoque, transforme en pulsions de vie et de mort. Le modèle de référence de la vie psychique est donc la névrose opposée à la psychose (et non le modèle « nevrose /perversion » de la 1ère topique). Ainsi pour Francis Pasche, Descartes « dont toute la philosophie repose sur une expérience infantile de légère dépersonnalisation », illustre de façon convaincante la lutte permanente de la vie psychique contre la psychose, dont il nous précise qu’elle est en chacun de nous. Il n’est guère possible de rendre compte de tous les thèmes abordés dans cet entretien, riche en élaborations passionnantes et en formulations heureuses : l’anti-narcissisme, « le bouclier de Persée » (ou pare-excitation psychique faisant défaut dans la psychose), les notions de verticalité, d’admiration primaire, la séparation comme source de la culpabilité (« être coupable, c’est être capable »), de « dieu apophatique » ou surmoi impersonnel, le but de l’analyse étant la désidéalisation ou déconstruction des idoles que résume cette formule saisissante d’ « imago zéro », etc. Francis Pasche insiste sur le fait que la psychanalyse n’est ni une science, ni une morale, ni un art, mais une « praxis », concept central qui annonce celui de « pensée clinique » développé par André Green aujourd’hui. On peut malgré tout regretter que sa rigueur, son éthique intransigeante et sa liberté de pensée se soient limitées au modèle de la névrose avec comme référence incontournable, la cure-type.