EN BREF
  • 🧠 Persistance du virus dans le cerveau détectée par l’institut Pasteur.
  • 🔬 Les animaux montrent des signes neurodégénératifs et des comportements altérés.
  • Les chercheurs ont exclu d’autres facteurs pouvant expliquer les symptômes.
  • 💡 Découverte de nouvelles cibles thérapeutiques pour le Covid long envisagée.

Six ans après le début de la pandémie de Covid-19, les séquelles de cette maladie continuent d’affecter des millions de personnes à travers le monde. En France, deux millions de personnes souffrent encore de ce que l’on appelle le Covid long. Une étude récente menée par l’institut Pasteur a mis en lumière un phénomène inquiétant : le virus persiste dans le cerveau pendant plusieurs mois. Cette découverte est cruciale pour comprendre les effets durables du virus et les symptômes qui en découlent. Les chercheurs ont notamment observé des comportements dépressifs et des altérations de la mémoire chez les animaux étudiés, soulignant l’impact profond du virus sur le système nerveux.

Persistance du virus dans le cerveau

Des chercheurs de l’institut Pasteur ont démontré que le virus du Covid-19 peut persister dans le cerveau pendant une période prolongée. Après avoir infecté des hamsters par voie nasale, ils ont détecté la présence d’ARN viral dans le tronc cérébral dès quatre heures après l’inoculation. Cette présence virale reste stable et élevée pendant les jours suivants, et chez les trois quarts des animaux, elle est encore détectable après quatre-vingts jours. Bien que la charge virale soit réduite, elle suffit à perturber le fonctionnement cellulaire. Cette découverte souligne une dimension souvent sous-estimée de l’infection : sa capacité à s’ancrer durablement dans des zones critiques du corps.

« Ils l’ont enfin fait ! » : le premier test sanguin pour détecter la maladie d’Alzheimer approuvé, un tournant médical qui bouleverse le diagnostic

Conséquences neurodégénératives et comportementales

L’étude a révélé que les animaux infectés présentaient une signature moléculaire neurodégénérative dans leur tronc cérébral. Les gènes liés à l’immunité innée étaient surexprimés, tandis que ceux impliqués dans les synapses dopaminergiques et glutamatergiques étaient altérés. Ces modifications ont des répercussions sur le métabolisme de la dopamine, un neurotransmetteur crucial pour le fonctionnement cérébral. Les animaux affectés montraient des signes de comportements dépressifs persistants, une altération de la mémoire à court terme et des signes d’anxiété. Ces symptômes sont représentatifs du Covid long et accentuent l’importance de comprendre les mécanismes sous-jacents à ces manifestations cliniques.

« Ça ressemble à un cauchemar » : le cerveau ravagé par Alzheimer dévoile ses terrifiantes cicatrices en images choc

Exclusion des facteurs externes

Pour s’assurer que les symptômes observés sont bien liés à la persistance du virus, les chercheurs ont écarté d’autres facteurs potentiels. Ni la gravité de la phase aiguë de l’infection, ni les traitements administrés ne sont responsables des effets observés. Ce protocole rigoureux permet de renforcer l’hypothèse selon laquelle la présence prolongée du virus dans le cerveau est un facteur clé du Covid long. Cette approche méthodologique ouvre la voie à des recherches plus approfondies pour identifier les gènes dérégulés par cette infection durable.

Découvrez comment ce numéro de Cerveau & Psycho de juillet 2025 bouleverse notre compréhension du cerveau humain avec des révélations inédites et passionnantes

Vers de nouvelles cibles thérapeutiques

L’identification précise des gènes affectés par le Covid long pourrait révolutionner la prise en charge de cette affection. Les scientifiques de l’institut Pasteur espèrent développer de nouvelles cibles thérapeutiques pour traiter les patients souffrant de cette maladie invalidante. Ces avancées pourraient également offrir des perspectives dans la compréhension des mécanismes d’autres maladies neurodégénératives. La recherche continue d’évoluer, et avec elle, l’espoir de solutions pour améliorer la qualité de vie des millions de personnes touchées par le Covid long.

La persistance du virus dans le cerveau pose de nombreuses questions sur les mécanismes d’infection et ses répercussions à long terme. Comment les nouvelles découvertes sur le Covid long pourraient-elles influencer notre approche des autres maladies virales persistantes ?

Cet article s’appuie sur des sources vérifiées et l’assistance de technologies éditoriales.
Partagez maintenant.

Eva Laurent cumule 15 années d’expérience dans la presse spécialisée, notamment au sein de publications comme Masa Journey et Upsider. Diplômée en communication et journalisme, formée entre Israël et la Sorbonne, elle s’intéresse particulièrement aux dynamiques humaines et aux problématiques psychologiques contemporaines. Curieuse et rigoureuse, elle mobilise son savoir-faire rédactionnel pour explorer en profondeur les enjeux liés à la santé mentale et à la vie intérieure. 📩 Vous pouvez la contacter à [email protected]

8 commentaires
  1. Philippeépée3 le

    Wow, c’est flippant de savoir que le virus peut rester dans le cerveau aussi longtemps ! 😳

  2. Elise_illusionniste le

    Merci pour cet article qui éclaire sur les effets à long terme du Covid. On en apprend tous les jours !

  3. Mathilde le

    Est-ce que ces découvertes peuvent aider à comprendre d’autres maladies neurodégénératives ?

Publiez votre avis